Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, s'est fait un ami lors de sa visite au Zoo sauvage de Saint-Félicien.

Élection partielle: Andrew Sheer demeure confiant

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, a été impressionné par la qualité des installations du Zoo sauvage de Saint-Félicien.
«C'est très spécial! Je vais revenir avec mes enfants dans le futur, c'est certain ! De voir tous ces animaux dans de grands habitats, c'est spécial. De voir des ours blancs et des orignaux de si près, c'est fantastique», s'est-il exclamé.
Lui qui a surtout visité des zoos dans les grandes villes a été surpris de l'espace dont disposaient les animaux et l'importance que les employés portaient à leur bien-être.
Cette visite au site touristique coïncide avec la tenue prochaine d'une élection partielle dans Lac-Saint-Jean. Le chef de l'Opposition officielle en a profité pour discuter avec des membres de l'association des possibles candidatures. «Nous avons eu des discussions avec quelques personnes. On va avoir une investiture ouverte et compétitive et je suis confiant que nous allons trouver quelqu'un qui a des racines très fortes ici pour remplacer Denis Lebel», a-t-il mentionné.
Pas facile de remplacer Denis Lebel
Andrew Scheer ne cache pas que le député Denis Lebel sera difficile à remplacer. «Oui ce sont des grands souliers à chausser, mais c'est essentiel d'avoir un poids aussi fort que Denis. Les gens du comté ont été bien servis par Denis et il a fixé de hauts standards pour le futur député», a-t-il concédé.
Le chef conservateur est persuadé de conserver cette circonscription. Il estime que la base militante est forte et que les gens ne se laisseront pas berner par le charme de voter pour le Parti libéral afin d'avoir un député au pouvoir. «Les libéraux ont voté contre une motion concernant le lait diafiltré. C'est nous qui nous sommes engagés les premiers pour la protection de la gestion de l'offre. Ils n'ont rien fait encore pour le bois d'oeuvre. Au niveau économique, les libéraux ne font rien pour les régions. Par exemple, le ministre responsable de Développement économique Canada (DEC) pour le Québec vient de Toronto. Monsieur Trudeau a insulté ses députés en faisant ça. Il démontre qu'il n'a pas confiance en ses députés québécois. Il n'a pas une voix forte pour les régions au sein du cabinet libéral», a-t-il critiqué en rappelant le rôle important qu'a joué Denis Lebel comme ministre de DEC.
Téléphonie cellulaire 
Andrew Scheer affirme que son intervention plus tôt cette semaine sur la téléphonie cellulaire sur la route 155 a forcé le premier ministre Justin Trudeau à rencontrer le comité «Le réseau cellulaire partout pour tous» mercredi et à s'engager à régler la situation. «C'est un bon signe, même dans l'opposition on peut mettre beaucoup de pression. C'est une manière de faire pour obtenir des résultats, a-t-il lancé, satisfait. J'ai pris cette route et ce n'est pas acceptable de ne pas avoir le service cellulaire. Je vais travailler avec mon équipe pour continuer à mettre de la pression.»
Pourquoi n'avoir rien fait pour cette problématique alors que son parti était au pouvoir ? «On a fait beaucoup de choses pour faire avancer les hautes technologies. Nous avions des programmes pour l'internet, mais pas pour le cellulaire. C'est maintenant le temps de régler la téléphonie cellulaire», a justifié le chef. 
Sur ce sujet, Denis Lebel, qui accompagnait Andrew Scheer, a indiqué qu'il avait travaillé sur le dossier, mais qu'il n'avait pas eu de demandes formelles et que le comité «Le réseau cellulaire partout pour tous» n'était pas créé à l'époque.
Il a tenu à ajouter que Justin Trudeau aurait pu annoncer la date des élections partielles, car il a remis sa démission officielle le 20 juin dernier.
À la défense des agriculteurs
(Katerine Belley-Murray) Andrew Sheer a affirmé qu'il défendra l'intégralité du système de gestion de l'offre, vendredi, devant quelque 60 producteurs agricoles réunis à la ferme Turcotte et fils.Questionné par un producteur, Andrew Sheer a souligné qu'il est «important de soutenir l'intégralité» du système. «Le gouvernement américain, lui, trouve le moyen d'appuyer ses producteurs», a-t-il noté. Quelques minutes plus tôt, le président de l'Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, avait affirmé que pour chaque tranche de 100$ de revenu agricole, le gouvernement américain dépensait 6$, comparativement à 3,50$ pour le gouvernement canadien.
Visiblement devant une foule conquise, M. Sheer a profité de l'occasion pour marteler son message : «les producteurs agricoles et le Parti conservateur du Canada partagent les mêmes valeurs».
Grêle
Les producteurs ont profité de l'occasion pour montrer à Andrew Sheer l'étendue de la dévastation causée par la grêle. «On a constaté des dommages désolants. Ça tirait des cordes du coeur, a dit le président de la fédération régionale de l'UPA, Mario Théberge. La Financière agricole, c'est un programme de base. Ça nous prend un programme catastrophe, parce que ce qu'on a ici, c'est une catastrophe.»
Andrew Sheer, dans son allocution, a parlé d'un «programme particulier» qu'il faudrait mettre sur pied «parce que c'est évident que c'est une tempête sérieuse».