Un avis d’intention a été déposé pour faire de l’église Saint-Mathias un bien patrimonial.
Un avis d’intention a été déposé pour faire de l’église Saint-Mathias un bien patrimonial.

Église Saint-Mathias: le diocèse ne peut pas s’interposer

Le diocèse de Chicoutimi ne peut appuyer ou s’opposer à l’avis d’intention de classement de l’église Saint-Mathias d’Arvida comme bien patrimonial. Cette responsabilité revient plutôt à la Fabrique Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus.

L’économe diocésain Richard Perron rappelle que l’église appartient à la fabrique, mais que c’est le diocèse qui doit entériner sa vente.

Un promoteur privé souhaite mettre la main sur l’église pour y faire une salle de spectacles et des espaces à bureaux, tout en y conservant un lieu de culte pour un minium de 10 ans. Cependant, la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a déposé un avis le 19 décembre dernier, alors que le promoteur a fait parvenir sa promesse d’achat à la fabrique deux jours avant.

« C’est certain que ça vient ajouter une contrainte supplémentaire à la fabrique. Le diocèse doit en tenir compte », admet M. Perron, confirmant que la décision d’entériner ou non la vente n’a pas encore été prise et que les négociations entourant les clauses de la promesse d’achat ne sont pas encore terminées.

M. Perron est toutefois conscient que ce ne sont pas toutes les fabriques qui ont les « reins assez solides » pour entretenir les églises. Selon lui, lorsque l’une d’elles est déclarée bien patrimonial, le gouvernement investit un certain montant, mais les fabriques doivent elles aussi continuer d’injecter une certaine somme.

Dans Le Quotidien de mercredi, le président de la fabrique, René Lapointe, se désolait de voir que cette situation mettait en péril un projet qui a été travaillé au cours des 10 derniers mois.

De son côté, le conseiller municipal Jean-Marc Crevier réitère que l’évêque peut avoir un mot à dire s’il accepte le projet déposé par un promoteur du Lac-Saint-Jean.

« La personne clé à l’heure actuelle dans ce dossier-là, c’est l’évêque de Chicoutimi. [...] Il doit absolument donner son OK au projet. Si lui, il trouve que c’est correct que l’église soit reconnue patrimoine, on sait ce que ça veut dire. On ne peut plus rien faire. »