Église de Chambord: la paroisse recherche des appuis

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
L’assemblée de fabrique de la Paroisse St-Louis de Chambord poursuit une consultation qui s’échelonne sur 90 jours afin de développer des projets et créer des partenariats avec le milieu dans le but d’assurer une pérennité au lieu de culte. Jusqu’à présent, une centaine d’idées ont été soumises au comité composé de bénévoles qui est appuyé par la SADC et par une ressource dédiée au développement à la municipalité de Chambord.

L’exercice de consultation se poursuit jusqu’au 29 février dans la municipalité du Lac-Saint-Jean. Au terme de celle-ci, le comité de bénévoles analysera les résultats pendant quelques semaines, soit en mars et en avril.

« Nous avons bon espoir d’avoir quelques idées intéressantes à travailler. Nous choisirons quelques projets que nous présenterons aux citoyens lors de consultations publiques », mentionne le président de l’assemblée de fabrique, Gérard Savard. Face à des coûts d’entretien élevés, le président de l’assemblée de fabrique n’exclut pas la possibilité de se départir du bâtiment religieux.

« On ne ferme aucune porte. Nous considérerons toutes les offres sérieuses d’achat qui pourraient être faites. Mais nous nous assurerons que c’est accepté par les citoyens », souligne-t-il.

Malgré de grands défis de gestion et d’administration, M. Savard rappelle l’importance de ces lieux de culte qui se retrouvent généralement au coeur des localités. Contrairement aux grandes villes, la revente à divers types de promoteurs ne semble pas être aussi populaire.

« Nous devons garder ces édifices dans les petites paroisses. Dans les grandes villes, ça ne pose pas trop de problèmes. Dans les villages, l’église, c’est souvent le plus gros bâtiment, à l’exception de quelques usines », illustre-t-il.

« Ces édifices ont été construits par nos ancêtres, il faut que les héritiers puissent bien les gérer », conclut le président de l’assemblée de fabrique, Gérald Savard. 

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DES DÉFIS GÉNÉRALISÉS

L’état de la situation à la Paroisse St-Louis de Chambord est une copie conforme de plusieurs autres paroisses du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les fidèles sont de moins en moins nombreux à fréquenter l’église construite à la fin des années 1920 alors que les frais de chauffage et d’entretien grimpent sans cesse. 

Les fidèles ont quitté peu à peu le lieu de culte. Il n’y a maintenant qu’une quarantaine de personnes lors des cérémonies célébrées dans la sacristie. L’évolution des traditions et des volontés des citoyens modifient la fréquentation de ces églises. Les funérailles et les mariages ne sont plus célébrés exclusivement au cœur de ces lieux de culte et les baptêmes ne sont plus aussi populaires que par le passé.

La décision de tenir les célébrations dans la sacristie a été envisagée par la fabrique de la Paroisse St-Louis de Chambord afin de limiter les frais de chauffage qui s’élèvent annuellement à 30 000 $ pour l’église et le presbytère.

Par ailleurs, une partie de l’église n’est plus accessible, en raison des exigences des assurances. Rappelons que le parvis de l’église de Chambord s’est effondré, il y a quelques années. Le coût de réparation s’est chiffré à 18 000 $. Une dépense qui s’est ajoutée aux autres réparations à effectuer, notamment en raison de pièces de plâtre qui s’effritent.