L’accès au bâtiment de la rue Racine est facile, depuis l’incendie de l’an dernier.

Édifice délabré de la rue Racine: le dossier bientôt devant les tribunaux

Le sort de la bâtisse délabrée de la rue Racine, qui avait passé au feu deux fois plutôt qu’une en 2017 et 2018, pourrait être scellé prochainement. Le dossier sera bientôt débattu en cour, puisque les assurances refusent de dédommager le propriétaire, qui ne peut débourser la somme nécessaire à la démolition du bâtiment en décrépitude.

Le premier incendie à avoir détruit le bâtiment avait eu lieu le 1er novembre 2017. Un homme y avait perdu la vie. Dans les mois suivant le brasier, des locataires continuaient à demeurer sur place, puisque ce ne sont pas tous les logements qui avaient été endommagés. La maison avait toutefois été déclarée insalubre et un deuxième incendie avait éclaté à l’été 2018. Le propriétaire, Jean-Guy Caron, avait alors promis que le bâtiment serait démoli, mais des problèmes avec ses assureurs ont fait en sorte que la bâtisse y trône toujours.

Le Progrès s’est aventuré sur place, cette semaine, et il est possible d’y pénétrer, puisqu’il manque certaines portes et plusieurs fenêtres. Joint par le journal, le propriétaire a affirmé que le dossier était entre les mains de son avocat, puisqu’il s’oppose à la décision des assureurs de ne pas le dédommager. « Je voudrais bien le faire démolir, mais je n’ai pas les 35 000 $ ou 40 000 $ que ça prend. Mon avocat m’a dit que le dossier allait être bientôt devant les tribunaux, j’ai eu des nouvelles il y a quelques jours. J’ai hâte que ça se règle », a affirmé Jean-Guy Caron. L’homme ajoute que le propriétaire de la bâtisse voisine s’est montré intéressé à acheter le terrain pour y faire des stationnements.

Deux incendies avaient éclaté dans la bâtisse, dont un mortel, en novembre 2017.

Au cours de la dernière année, l’état de la bâtisse avait été décrié par des citoyens. Une banderole « Jean-Guy, occupe-toi de ton taudis » avait été installée sur le bâtiment, en guise de protestation.

Jean-Guy Caron se défend que l’immeuble serait rasé depuis longtemps s’il avait reçu l’argent nécessaire à la démolition.