Julie Morin, directrice de l’École de danse Florence Fourcaudot (à gauche sur la photo) est porte-parole des écoles artistiques de la région qui revendiquent une aide spéciale du ministère de la Culture afin de faire face au report des activités pour les programmes de concentration artistique et d’art-étude.
Julie Morin, directrice de l’École de danse Florence Fourcaudot (à gauche sur la photo) est porte-parole des écoles artistiques de la région qui revendiquent une aide spéciale du ministère de la Culture afin de faire face au report des activités pour les programmes de concentration artistique et d’art-étude.

Écoles artistiques du Saguenay: une aide spéciale demandée au ministère de la Culture

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Les écoles de formation artistique du Saguenay demandent l’aide de la ministre de la Culture à la suite du report des activités pour les programmes de concentration artistique et d’art-étude. Les organisations revendiquent une aide financière spéciale, sans quoi, elles feront face à des difficultés financières majeures.

Les écoles reconnues par le ministère de la Culture et des Communications et par Saguenay interpellent la ministre afin d’être en mesure de «passer au travers de la période cruciale qui s’amorce».

Une lettre a été acheminée à la ministre en ce sens vendredi. Dans celle-ci, les représentants de sept écoles situées sur le territoire de Saguenay énumèrent les impacts de la décision du ministre de l’Éducation qui a annoncé jeudi que les programmes de concentration artistique et d’art-étude ne pourraient reprendre en septembre. 

« Nous demandons à la ministre Nathalie Roy d’octroyer une aide financière spéciale pour permettre aux écoles de formation artistiques reconnues d’ouvrir et d’offrir les cours de loisir, tout en étant prêtes à reprendre les programmes de concentrations artistiques lorsque la direction de la Santé publique le permettra. La situation est critique car nos ressources humaines, qui patientent depuis mars, ont été mobilisées en vue de la rentrée, qui était notamment souhaitée par les Centres de services scolaires», a déclaré Julie Morin, porte-parole du groupe d’écoles reconnues et directrice de l’École de danse Florence Fourcaudot.

La lettre est cosignée par des représentants de l’Académie de danse du Saguenay, de l’école de danse les Farandoles, du Prisme culturel, de l’École de musique de Chicoutimi, de l’Atelier de musique de Jonquière et les Ateliers d’Arts plastiques de Jonquière. Véronique Clément, directrice du Réseau d’enseignement de la danse a également signé la lettre, dont une copie a aussi été envoyée à la ministre Andrée Laforest, au député de Dubuc, François Tremblay, au député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, ainsi qu’à la mairesse de Saguenay, Josée Néron.

Au plan financier, les écoles affirment que l’annonce les prive des revenus d’inscription et de scolarité des programmes pour une période indéterminée, à un moment où elles ne peuvent plus compter sur les revenus de spectacles et de campagnes de financement.

«Les écoles de formations artistiques ont, pour plusieurs, déjà été contraintes d’avoir adopté des budgets déficitaires. La perte financière de ces revenus fragilise encore plus les organismes», affirment-elles. 

Les écoles font également état d’une démobilisation du personnel amputé d’une partie importante de sa tâche qui sera «pratiquement impossible à remplacer si nous pouvons reprendre les activités», ainsi que de l’inquiétude créée au sein de la clientèle. 

«Ces écoles, qui accueillent des milliers de jeunes en région, auront des difficultés financières majeures si cette aide spéciale n’est pas accordée», concluent les organisations.