Écoles : maximum deux activités sportives ou artistiques par élève

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Programmes sports-études, arts-études, concentrations et activités parascolaires pourront reprendre comme prévu lundi dans toutes les écoles du Québec. Sauf qu'en plus de sa classe, chaque élève ne pourra faire partie de plus de deux autres groupes stables, donc participer au maximum à deux activités scolaires. Aux écoles à faire la police des inscriptions.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé vendredi matin que cette nouvelle consigne se base sur le système régional d’alerte à quatre paliers dévoilé mardi par son collègue de la Santé, Christian Dubé.

Les écoles en zones vertes (vigilance) ou jaunes (préalerte) peuvent redémarrer leurs profils particuliers, programmes sports-études, arts-études et autres activités parascolaires. On parle ici de toutes les écoles du Québec, puisque 14 des 18 régions sociosanitaires de la province sont au vert, tandis que la Capitale-Nationale, l’Estrie, l’Outaouais et Laval restent en jaune.

Orange = retour à un seul groupe

Advenant le passage au niveau orange (alerte modérée) dans une région, les écoles de ce territoire devront revenir à la règle d’un seul groupe stable par élève, sa classe. Ce qui mettrait un frein aux activités extérieures à la classe où des  jeunes de plusieurs classes se côtoient.

Comme c’était le cas durant les deux premières semaines de cette nouvelle année scolaire, alors que le ministre a voulu simplifier la rentrée et que le système d’alerte par région n’était pas encore implanté.

«Ça fait deux semaines depuis le retour en classe et tout se passe assez bien. Il fallait vivre les premières semaines, s’habituer aux nouvelles règles, à la signalisation, aux consignes, aux horaires.... On peut maintenant passer à la prochaine étape», a résumé M. Roberge, en point de presse.

À l’origine, le ministre Roberge avait imposé la consigne du groupe unique jusqu’au 1er octobre, avant que le premier ministre ne le dédise le surlendemain, répondant entre autres à la pression populaire. François Legault avait plutôt fixé le retour possible des activités sportives et artistiques au 14 septembre. Ce lundi.

Oui aux matchs

Tant qu’on est en zones vertes ou jaunes, tous les matchs ou rencontres interécoles, intercités ou interrégionales seront permis, atteste M. Roberge.

Ce sera au personnel des écoles de s’assurer qu’un élève se limite à sa classe habituelle plus deux autres groupes stables. «Les écoles ont toute la capacité de faire des groupes qui respectent ces règles. C’est ce qu’elles font à longueur d’année», assure le ministre.

«On veut des données fiables»

Quant à la liste des écoles du Québec comptant au moins un cas de COVID-19 retirée jeudi du site gouvernemental Québec.ca, une semaine après sa publication, le ministre Roberge reconnaît que des problèmes de validation des données ont mené à son retrait.

«C'est parce qu'on veut des données fiables qu'on met ça en pause, a-t-il expliqué. Il faut prendre le temps d'arrimer toutes les informations et c'est plus long que prévu.»

D'un côté, les directions d'écoles doivent remplir un formulaire si elles ont un cas, ce qui peut ne pas être fait le jour même, tandis que de leur côté, les directions régionales de la santé publique mènent leurs propres enquêtes épidémiologiques et dressent leur propre liste par région.

Le ministre Roberge insiste néanmoins que le seul véritable outil des parents pour savoir si l'école de leur enfant a un cas demeure les communications reçues directement de la direction de l'école, qui transmet une lettre officielle de la direction régionale de la santé publique.