La Commission scolaire Central Quebec, propriétaire de l’ancienne école Riverside, autrefois St-Patrick’s, a récemment refusé une offre d’achat formulée par un promoteur privé.

École Riverside: une offre d’achat refusée

Jugeant le montant insuffisant, la Commission scolaire Central Québec a récemment refusé une offre d’achat d’environ 100 000 $ pour l’ancienne école primaire anglophone Riverside, a appris Le Progrès.

Longtemps connue sous le nom de Saint-Patrick’s, l’école est à vendre depuis plus de deux ans. Le bâtiment a été laissé vacant dans la foulée du regroupement des élèves du primaire et du secondaire au même endroit, sur la rue Joule, où se trouvait autrefois l’école Saguenay Valley.

Depuis ce temps, la bâtisse de la rue Neilson, qui se trouve tout près du Foyer des loisirs et de la culture, est vide. Elle est toujours la propriété de la Commission scolaire Central Québec (Central Quebec School Board), mais c’est la Société québécoise des infrastructures (SQI) qui est en charge d’administrer le processus de vente.

Selon nos informations, la commission scolaire, dont les bureaux administratifs sont situés dans la Capitale, souhaiterait obtenir un demi-million pour les actifs qui ont une valeur foncière de 3 millions $, selon l’actuel rôle d’évaluation. Mais la conversion du bâtiment requiert des investissements importants. Puisqu’elle est située dans un secteur patrimonial connu comme le noyau institutionnel d’Arvida, l’école ne peut être démolie. Les acheteurs ne courent donc pas les rues et le conseiller municipal du secteur, Carl Dufour, estime que la CS doit être réaliste.

« Ce n’est pas toujours gagnant de conserver des bâtiments publics fermés. Ils finissent par se détériorer et, en fin de compte, ils perdent de la valeur sur le marché. Quand il y a une offre qui passe, ce serait sage de l’accepter. Ces bâtiments-là ont une valeur patrimoniale, mais pas nécessairement monétaire. Le constat que je fais est que quand tu en as un à vendre, tu ne peux pas être trop gourmand », constate Carl Dufour, qui aurait bien aimé que l’offre soit acceptée, puisque le fait d’accoler une nouvelle vocation à l’édifice aurait permis d’assurer sa pérennité, en plus de générer de l’activité dans le secteur.

Il en coûterait actuellement autour de 50 000 $ annuellement au CQSB en frais d’assurances et d’entretien pour maintenir le bâtiment. Au moment de la mise en vente l’an dernier, le président, Stephen Burke, a précisé que les profits de la vente n’iraient pas directement dans les coffres de la commission scolaire et seraient appliqués au fonds consolidé du revenu du gouvernement du Québec. La CS pourrait toutefois en bénéficier pour des projets. Il n’a pas été possible de discuter avec la direction pour connaître ses intentions au sujet de la bâtisse. L’organisme de logement social Loge m’entraide a visité l’ancienne école l’an dernier afin de voir si elle pourrait être convertie en coopérative d’habitation. Les analyses n’ont pas été concluantes.