Gaston Vadnais (à droite), le frère de Christiane Vadnais, cette femme tuée par un chien en juin 2016, a entamé une vive discussion avec des propriétaires de chiens présents lors de l’assemblée publique du conseil municipal de Louiseville.

Échanges passionnés sur les chiens

LOUISEVILLE — La violente attaque mortelle d’un chien sur un chat en plein centre-ville de Louiseville la semaine dernière a relancé le débat sur le contrôle des chiens. Craignant l’imposition du port de la muselière en tout temps à Louiseville, un groupe de propriétaires de chiens se sont rendus présenter leurs inquiétudes aux élus municipaux.

Ce groupe de propriétaires de chiens a en effet abordé la question du contrôle canin lundi soir à la toute fin de l’assemblée publique. Ceux-ci ne veulent pas que la municipalité impose le port de la muselière en tout temps.

Rappelons que les chiens de plus de 5 kg (11 livres) doivent porter des muselières lors des événements à Louiseville comme le Festival de la galette de sarrasin. Un homme disant posséder des bergers allemands depuis très longtemps a affirmé que ses chiens n’ont jamais causé de problème.

«Des mauvais chiens il n’y en a pas... c’est le gars qui contrôle le chien qui est le problème», a soutenu un propriétaire de chien.

Gaston Vadnais, le frère de Christiane Vadnais, une femme tuée par un chien en juin 2016, est allé au micro pour apporter sa vision. Il a souligné que les propriétaires de chiens ne sont pas tous en mesure de bien contrôler leur animal. M. Vadnais appuie de plus le règlement qui impose le port de la muselière lors d’événements.

«Le chien est un animal qui a un pouvoir de décision. Est-ce que tous les propriétaires de chiens contrôlent leur animal? Je regrette, mais il y en a beaucoup qui ne l’ont pas», a déclaré M. Vadnais.

Le maire Yvon Deshaies a rappelé de son côté que plusieurs personnes ont peur des chiens et que lors des événements, les chiens ne sont pas toujours les bienvenus. Devant les craintes manifestées par les citoyens, le maire a affirmé qu’il n’était pas du tout question, pour l’instant dit-il, d’imposer le port de la muselière en permanence.

Après quelques minutes, le débat s’est envenimé. Les citoyens se répondaient, transformant les élus en «spectateurs». La séance a même été levée, alors que des citoyens débattaient toujours autour du micro.

À la fin de la séance, le maire Yvon Deshaies soutenait en entrevue que les gens sont inquiets. Il a toutefois retenu une suggestion d’un des propriétaires de chiens présents qui recommandait que l’inspecteur de la SPA Mauricie s’assure de la dangerosité des chiens lors de la vérification des médailles.

«Si les chiens sont à la porte et veulent mordre, il peut faire un rapport. Ça, je ne haïrais pas ça pour Louiseville», soutient le maire.