Ébloui sur la voie publique, il fracasse deux projecteurs

Un travailleur de la construction de 19 ans de Saguenay a obtenu une absolution inconditionnelle, vendredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Il a brisé deux projecteurs, situés en bordure de la route, et qui l’éblouissaient. Un casier judiciaire aurait eu comme effet de l’empêcher d’aller travailler chez Rio Tinto, à la base de Bagotville ou dans les mines.

L’événement reproché au client de Me Olivier Théorêt, de l’Aide juridique, est survenu le 6 février 2017. L’homme, à bord de son camion, circule sur l’autoroute 70 entre Saint-Bruno et Jonquière lorsqu’il remarque que les deux projecteurs installés sur une barrière d’un terrain privé l’éblouissent. 

Comme ce n’était pas la première fois qu’il était dérangé par les deux lumières, il a décidé que c’était terminé.

« Il s’arrête en bordure de route, prend un objet dans son camion et fracasse les deux lumières. Le propriétaire des lieux a été en mesure de le retracer, car il possédait une caméra de surveillance. L’homme a diffusé les images sur Facebook », a mentionné Me Sabrina Tremblay, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). 

Dans la diffusion sur les réseaux sociaux, la victime montrait le véhicule de l’individu, assez particulier, et demandait l’aide du public pour le retracer...

Lorsque les policiers l’ont intercepté, l’individu a dit regretter le geste commis.

« La valeur des deux projecteurs est de 383 $, mais mon client va rembourser la somme de 400 $ à la victime », de noter Me Théorêt.

Après avoir plaidé coupable, l’individu a indiqué que son geste n’avait aucun sens et qu’il ne recommencerait pas.

« J’espère. Il devait bien exister une autre façon de régler les choses », a indiqué le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec. Stéphane Bégin