Le maire de Rivière-Éternité, Rémi Gagné.

Eau potable à Rivière-Éternité: le G7 pourrait retarder les travaux

La tenue du sommet du G7 à Pointe-au-Pic le printemps prochain pourrait avoir une incidence sur le projet d’approvisionnement en eau potable de Rivière-Éternité, puisque le ministère des Transports n’autorisera pas de travaux qui pourraient constituer une entrave au passage des dignitaires sur les routes 170 et 138, entre la Base de Bagotville et Charlevoix.

Cette information a été transmise à la mairie de Rivière-Éternité par la direction régionale du ministère des Transports, à la suite de la publication d’un appel d’offres visant à doter la municipalité d’un réseau d’eau potable souterrain.

Après quinze ans d’attente pour ce réseau, le maire Rémi Gagné a mentionné que ses concitoyens devront faire preuve d’encore un peu de patience. Au départ, il était prévu que les excavatrices entreraient en action en mai, après le dégel printanier, pour l’installation de 4,8 km de conduite d’eau potable de 100 mm en bordure de la route 170, des rues Notre-Dame, Bouchard, Sainte-Thérèse et de l’Église. Le nouveau réseau doit desservir une centaine de portes à partir de la nappe phréatique s’écoulant à 380 pieds de profondeur et émergeant à une soixantaine de pieds de l’ancienne caserne de pompiers. « On avait prévu que les travaux, qui s’étendront sur 12 semaines, puissent débuter en mai, mais le ministère des Transports a avisé qu’il n’autorisait aucun projet qui constituerait une entrave pour le passage des dignitaires ».

Compte tenu du délai, la municipalité évaluera la possibilité de démarrer d’abord le projet dans les rues adjacentes. Au ministère des Transports, la porte-parole, Véronique Lalancette, a confirmé la demande auprès de Rivière-Éternité en ajoutant que les travaux qui devaient débuter à la fin mai devront être reportés après la fin du sommet, le 9 juin, qui réunira les grands dirigeants du monde entier. 

M. Gagné a mentionné qu’en dépit de la publication de l’appel d’offres, les discussions se poursuivent concernant le financement du projet avec le gouvernement du Québec. M. Gagné affirme avoir refusé l’offre de financement de Québec à hauteur de 92 % dans l’espoir d’obtenir 95 % du financement. Le coût des travaux d’approvisionnement en eau pourraient s’élever aux environs de 3 M$.

Revitalisation

Si le tout se réalise comme prévu malgré les délais, le maire Gagné espère que sa municipalité pourra profiter d’un élan de revitalisation au niveau foncier. En l’absence d’un réseau de distribution d’eau potable à Rivière-Éternité, M. Gagné affirme que depuis cinq ou six ans les institutions bancaires refusent de prêter aux citoyens désireux de s’y construire.