Le directeur général du Séminaitre Marie Reine-du-Clergé, Patrick Desmeules, pose en compagnie des élèves vietnamiens Tran Dang Minh Duc et Tran Hoang Quan.

Du Vietnam au Lac pour étudier

Les 12 280 kilomètres qui séparent Hanoï, la capitale du Vietnam, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix n’ont pas empêché quatre élèves originaires de ce pays de faire le choix d’étudier au Séminaire Marie-Reine-du-Clergé. La qualité de l’enseignement et le milieu de vie offerts par l’institution ont charmé les familles de ces jeunes.

L’ancien pensionnat converti en résidence au goût du jour permet d’accueillir cette clientèle étrangère. L’an dernier, quatre Vietnamiens, une Camerounaise et un Montréalais occupaient l’espace. Cette année, trois étudiants québécois et quatre autres provenant du Vietnam y vivent.

« J’ai eu la chance de demander à la mère d’un étudiant ce qui expliquait le choix. Ce qu’ils ont retenu, ce sont les relations entre les enseignants et les élèves. Ils cherchaient un milieu sécuritaire et bien encadré pour leur enfant, où ils seraient reconnus en tant que personnes, et non pas considérés comme un numéro, comme ça pourrait être le cas dans une plus grande école », explique le directeur général du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé, Patrick Desmeules, lui-même un ancien élève. Il ajoute que les valeurs familiales figuraient également parmi les critères de sélection des parents vietnamiens.

C’est la présence de la seule école privée du Lac-Saint-Jean à un salon montréalais qui a permis d’établir le premier contact avec les familles vietnamiennes. Avant d’arrêter leur choix sur l’établissement scolaire de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, ceux-ci ont visité d’autres écoles de la grande région de Montréal.

La qualité de l’éducation offerte au Québec est un facteur considérable pour ces parents qui sont prêts à tout pour offrir le meilleur à leurs enfants.

Fait surprenant : les frais entourant un parcours scolaire à l’étranger sont comparables aux coûts d’inscription d’écoles privées du Vietnam.

Les familles de ces jeunes sont grandement impliquées dans leur parcours scolaire, et ce, même s’il se déroule sur un autre continent. Les parents, les frères et les soeurs de ces adolescents ont fait le voyage, en début d’année, afin de les accompagner lors de la rentrée scolaire.

Les étudiants étrangers sont débarqués au Québec avec une certaine maîtrise du français. Ils sont issus de programmes de français langue seconde très populaires, notamment, à Hanoï. Le directeur général, Patrick Desmeules, souligne que les moins expérimentés en français démontrent déjà une grande amélioration après seulement quelques semaines.

La venue d’adolescents qui en sont à l’apprentissage du français comme d’une deuxième et même d’une troisième langue ne se fait pas sans ajustements. « Pour le personnel, le fait d’accueillir des jeunes qui viennent d’ailleurs dans leur classe, ça prend une certaine adaptation. Le personnel enseignant contribue pour beaucoup au bien-être de ces jeunes. Il travaille avec eux au quotidien », expose Patrick Desmeules. Le séminaire a également procédé à l’embauche de personnel de soutien afin d’assurer une surveillance et une animation le soir et les fins de semaine. D’anciens élèves qui connaissent bien les valeurs du séminaire accompagnent les jeunes qui y résident de septembre à juin.

Rencontrés lundi, après les classes, les étudiants se réjouissaient de leur visite de la ville de Québec, quelques jours auparavant.


Cette année, seulement deux jeunes retourneront au Vietnam pendant le congé des Fêtes. Les autres vivront les congés inscrits au calendrier scolaire, dont trois semaines de relâche au Séminaire, en compagnie des animateurs.

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À L'ÉCOLE 24H SUR 24H


(ACB) – Tran Hoang Quan amorce sa deuxième année au Séminaire Marie-Reine-du-Clergé. L’élève de secondaire 5 souligne la qualité de l’enseignement qu’il reçoit au Québec, affirmant que celui-ci est supérieur à ce qui est offert au Vietnam.

Le sacrifice est notable pour l’adolescent qui ne reverra ses parents et son frère de 12 ans qu’à la fin des classes, en juin prochain.

L’élève de 16 ans profite de sa dernière année dans le seul établissement d’enseignement privé du Lac-Saint-Jean. Tran Hoang Quan apprécie les activités proposées par les deux animateurs. Il a confié avoir adoré sa visite à l’Escaparium et les attraits touristiques régionaux visités. 

Le plus difficile fut, à son avis, d’être en mesure de faire sa place dans ce nouvel environnement et de développer de réelles amitiés avec des Québécois, et ce, malgré les barrières imposées par la langue et les différences culturelles. 

Sans grande surprise, l’hiver québécois reste un irritant pour ceux qui sont habitués à des températures plus clémentes. 

La fin du parcours au secondaire ne rime pas pour autant avec la fin de l’aventure québécoise de Tran Hoang Quan. Il envisage de poursuivre ses études collégiales à Montréal, ayant déjà visité quelques cégeps. Doué sur le plan académique, il aspire à poursuivre ses études dans la province afin de devenir chirurgien.

Son voisin de résidence, Tran Dang Minh Duc, se plaît dans la tranquillité qui émane du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé, en dehors des heures de classe.

Celui qui est également voisin de chambre de son jeune frère, qui est en 3e secondaire, envisage lui aussi de poursuivre ses études à Montréal. Il s’agit d’une occasion, pour le jeune qui apprend le français depuis huit ans, d’augmenter sa maîtrise de la langue de Molière. Même si sa mère parle le français, les deux ne conversent qu’en vietnamien.

L’élève de 16 ans n’a pas encore arrêté son choix sur le métier qu’il veut pratiquer. Celui qui ne connaissait pas les autres étudiants vietnamiens avant son arrivée au Lac-Saint-Jean songe à se diriger dans l’univers de la programmation ou de l’électronique.

Vivant entre les murs de leur école, les adolescents bénéficient des talents d’un cuisinier qui leur apprête les grands classiques de la cuisine québécoise ainsi que quelques inspirations et demandes qu’ils font. La qualité de la nourriture figure parmi les bons coups soulignés par les parents d’étudiants. Les desserts sucrés ont la cote auprès de ces jeunes. 

Les étudiants en cinquième secondaire Tran Dang Minh Duc et Tran Hoang Quan vivent dans la résidence internationale du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé.

(ACB) – Tran Hoang Quan amorce sa deuxième année au Séminaire Marie-Reine-du-Clergé. L’élève de secondaire 5 souligne la qualité de l’enseignement qu’il reçoit au Québec, affirmant que celui-ci est supérieur à ce qui est offert au Vietnam.

Le sacrifice est notable pour l’adolescent qui ne reverra ses parents et son frère de 12 ans qu’à la fin des classes, en juin prochain.

L’élève de 16 ans profite de sa dernière année dans le seul établissement d’enseignement privé du Lac-Saint-Jean. Tran Hoang Quan apprécie les activités proposées par les deux animateurs. Il a confié avoir adoré sa visite à l’Escaparium et les attraits touristiques régionaux visités. 

Le plus difficile fut, à son avis, d’être en mesure de faire sa place dans ce nouvel environnement et de développer de réelles amitiés avec des Québécois, et ce, malgré les barrières imposées par la langue et les différences culturelles. 

Sans grande surprise, l’hiver québécois reste un irritant pour ceux qui sont habitués à des températures plus clémentes. 

La fin du parcours au secondaire ne rime pas pour autant avec la fin de l’aventure québécoise de Tran Hoang Quan. Il envisage de poursuivre ses études collégiales à Montréal, ayant déjà visité quelques cégeps. Doué sur le plan académique, il aspire à poursuivre ses études dans la province afin de devenir chirurgien.

Son voisin de résidence, Tran Dang Minh Duc, se plaît dans la tranquillité qui émane du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé, en dehors des heures de classe.

Celui qui est également voisin de chambre de son jeune frère, qui est en 3e secondaire, envisage lui aussi de poursuivre ses études à Montréal. Il s’agit d’une occasion, pour le jeune qui apprend le français depuis huit ans, d’augmenter sa maîtrise de la langue de Molière. Même si sa mère parle le français, les deux ne conversent qu’en vietnamien.

L’élève de 16 ans n’a pas encore arrêté son choix sur le métier qu’il veut pratiquer. Celui qui ne connaissait pas les autres étudiants vietnamiens avant son arrivée au Lac-Saint-Jean songe à se diriger dans l’univers de la programmation ou de l’électronique.

Vivant entre les murs de leur école, les adolescents bénéficient des talents d’un cuisinier qui leur apprête les grands classiques de la cuisine québécoise ainsi que quelques inspirations et demandes qu’ils font. La qualité de la nourriture figure parmi les bons coups soulignés par les parents d’étudiants. Les desserts sucrés ont la cote auprès de ces jeunes.