Le chef du PCS, Dominic Gagnon, demande à Québec que Saguenay finance un cabinet d’opposition au bénéfice de son parti.

Du financement pour le PCS: Josée Néron dit non

À moins d’une décision contraire du ministre des Affaires municipales Martin Coiteux, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, n’entend pas réserver de budget pour financer un cabinet pour le Parti des citoyens de Saguenay (PCS), qui n’est pas représenté à la table du conseil.

« Je ne donnerai pas suite à la demande du PCS puisque, selon la Loi des cités et villes, cette manœuvre est interdite. Par contre, je tiens à rappeler que le Parti des citoyens bénéficiera d’une allocation de 23 000 $, conformément à la Loi des élections et les référendums dans les municipalités », a répondu au Quotidien par courriel Josée Néron, par le biais de son attachée de presse Cindy Girard.

Plus tôt en journée, le PCS avait fait parvenir un communiqué aux médias, comprenant les lettres envoyées à Martin Coiteux, Josée Néron et au premier ministre du Québec, Philippe Couillard. « Comme vous le savez, la présence de partis d’opposition est primordiale pour le maintien d’une saine démocratie dans les différentes municipalités. D’ailleurs, l’esprit de la Loi sur les cités et villes favorise l’existence de tels partis d’opposition. Conséquemment, nous vous demandons d’utiliser votre pouvoir discrétionnaire pour qu’un crédit soit accordé au Parti des citoyens de Saguenay afin de pourvoir aux dépenses reliées au personnel d’un cabinet d’opposition à la Ville de Saguenay », a écrit le chef du PCS, Dominic Gagnon, au ministre Coiteux.

Il demande à ce dernier d’utiliser son pouvoir discrétionnaire, car pour pouvoir bénéficier de sommes, un parti doit avoir un conseiller désigné. Rappelons que la formation avait fait élire un conseiller, soit Michel Tremblay. Ce dernier a toutefois quitté le parti pour siéger comme indépendant.

Dominic Gagnon a aussi demandé à la mairesse de faire appel à son sens de la démocratie. « Comme vous le savez, je suis très sensible à l’importance d’une opposition bien structurée au sein d’une instance démocratique, lorsque les citoyens en ont exprimé le désir par le biais d’une élection. Dans le passé, mon parti a même choisi de dépenser énergie et argent pour défendre ce principe et apporter au Québec une jurisprudence en cette matière. La lettre de M. Dominic Gagnon fait référence à deux reprises à mon sens de la démocratie qui, je pense, s’exprime à travers ma façon de gouverner l’administration municipale de Saguenay. Cependant, dans l’exercice de mes fonctions d’élue, j’ai également toujours fait preuve d’un grand souci des dispositions légales qui encadrent la politique municipale », a poursuivi Mme Néron.

Cependant, elle laisse la porte ouverte à une décision contraire de Québec, si jamais Martin Coiteux retenait l’argumentation du PCS, disant entre autres que pas moins de 22 % des citoyens de Saguenay ont voté pour un candidat du PCS. 

« Si M. Coiteux en décide autrement, nous nous ajusterons en conséquence », a-t-elle assuré.