Le rapport a été remis au député de Dubuc, Serge Simard, qui préside le suivi du sommet économique, par Priscilla Nemey et Jean-Pierre Boivin, les codirigeants du groupe de travail Transports.

Douze recommandations du groupe de travail Transports

Le groupe de travail Transports du Sommet économique régional a émis 12 recommandations dans son rapporté dévoilé lundi, dont la mise en valeur auprès des éventuels investisseurs d'un vaste réseau routier forestier pouvant accueillir des camions hors norme et qui pourra faire le lien entre les ressources du nord et les grands marchés mondiaux.
Il s'agit de l'un des constats réalisés par le groupe de travail dirigé par le préfet Jean-Pierre Boivin et la vice-présidente de Promotion Saguenay, Priscilla Nemey. Le groupe de travail est parti du principe que « l'offre de transport est un facteur décisionnel de tout grand projet industriel ». Le rapport a donc servi à mettre en valeur les différentes particularités des modes de transport qui desservent la région.
Les membres du comité considèrent avoir fait un constat majeur en évaluant l'étendue de la toile de routes forestières de catégorie 1 qui s'étendent du sud au nord et dont certaines atteignent aujourd'hui la limite nord de la forêt sous attribution.
Selon Jean-Pierre Boivin, il serait important pour l'avenir économique de la région de faire le lien entre la route forestière Résolu de Girardville et la route 167 qui a été construite pour relier Chibougamau et la mine Stornoway sur les monts Otish. Le groupe de travail recommande même de réserver un corridor spécifique pour un tel projet afin d'éviter qu'il soit bloqué par la création de la réserve de biodiversité Albanel-Témiscamie-Otish.
« Il faut réaliser le projet sans confronter d'autres régions. On ne vole pas un seul emploi aux autres régions du Québec en établissant un lien routier entre la région et la route 167 », insiste le préfet. L'enjeu central de cette stratégie consiste donc à acheminer par des camions hors norme les ressources naturelles (minerais et autres produits), vers le réseau de transport du Saguenay, dont une desserte maritime sur la rive nord du Saguenay.
Offre régionale
L'offre de transport régional comprend le terminal de Grande Anse qui a été relié au réseau de chemin de fer Roberval-Saguenay. Toutefois, les auteurs du rapport jugent qu'il serait possible d'envisager une voie d'évitement entre le branchement du réseau appartenant à Rio Tinto et le boulevard Talbot. Selon Priscilla Nemey, il est même possible d'envisager une voie additionnelle si jamais les quantités à transporter deviennent importantes puisque le temps de chemin de fer disponible sur le réseau actuel du producteur d'aluminium est limité.
Il est ainsi recommandé d'identifier un tracé et de réaliser une évaluation sommaire des coûts d'une voie de contournement entre Jonquière et le terminal maritime de Grande-Anse. Il s'agit d'un projet beaucoup plus ambitieux que celui de la voie d'évitement. Le tracé permettrait à la ville de Saguenay d'identifier les terrains nécessaires en leur accordant un statut de site industriel dans son schéma d'aménagement.
Deux autres recommandations sont en lien avec le terminal de Grande Anse. Il s'agit de la promotion d'une desserte sur la rive nord, un projet présentement en phase d'évaluation environnementale fédérale dans le cadre du projet minier Arianne Phosphate. 
L'autre recommandation se veut un appui général aux investissements nécessaires sur le site de la rive sud. Il s'agit des réseaux de gaz naturel, d'électricité haute puissance, d'eau de procédé industriel et d'un système d'eaux usées. Le projet d'un convoyeur pour le transbordement du vrac industriel fait partie des infrastructures identifiées par la direction de l'administration portuaire de Saguenay.
Le groupe a identifié le projet de modernisation de l'aéroport Saguenay-Bagotville. Il est proposé que cet aéroport puisse aussi desservir des destinations nordiques pour assurer le transport vers les grands chantiers. Il est noté que la modernisation permettra en même temps de concrétiser l'accueil des vols internationaux.
Le modèle coopératif est retenu pour la mise en place d'un système de transport aérien pour offrir un service stable à des coûts abordables pour les entreprises.
Le rapport a été remis au député de Dubuc, Serge Simard, qui préside le suivi du sommet économique. Ce dernier a souligné l'apport des gens d'affaires qui ont participé aux travaux du comité dans l'espoir de supporter le développement de la région.