Me Denis Otis a représenté six des huit détenus impliqués dans les émeutes de la prison de Roberval.

Douze mois pour un émeutier

Évans Girard écope d'une peine d'emprisonnement de 12 mois pour le rôle important qu'il a joué dans l'émeute survenue à la prison de Roberval le 2 juillet. Cette sentence s'ajoute à la peine de cinq ans qu'il avait reçue en juin 2016 pour différents crimes, dont conduite dangereuse, alcool au volant, introduction par effraction, vol et fuite.
L'individu de 44 ans a plaidé coupable, lundi, à des accusations d'intimidation et d'entrave au travail d'agents correctionnels, de méfait et d'avoir participé à une émeute. Girard et sept autres détenus se sont choqués après que les agents leur aient refusé un privilège. Aussi, le fait que des détenus «sous protection» se trouvaient dans la même section a ajouté à la révolte. Les agents se sont réfugiés dans leur guérite vitrée avant que les émeutiers se servent de manches à balai et autres instruments pour frapper sur les vitres, briser les gicleurs et casser des caméras. Les dégâts se sont élevés à 56 000$. Les hommes ont dû être maîtrisés par une escouade tactique avec l'aide de gaz lacrymogènes.
Girard a été l'un des deux émeutiers les plus impliqués. Il a même poursuivi ses menaces lors d'un interrogatoire avec des enquêteurs. «Il a menacé de brûler les cellules», a informé son avocat Denis Otis. Le juge Paul Guimond a donc accepté la suggestion commune de l'avocat et de la procureure de la Couronne d'une peine de 12 mois.
Évans Girard passera donc plus de temps dans un pénitencier de Québec. Le juge Richard Daoust lui avait imposé une peine de cinq ans pour sa frasque qui a mené à une chasse à l'homme, le 26 octobre 2015. Après avoir commis un vol d'essence, il avait réussi à fuir les policiers de Saguenay. La poursuite avait été interrompue pour éviter un accident. Après avoir fait une embardée sur l'autoroute 70, il a abandonné son véhicule pour s'enfuir à pied. Il a plus tard volé une voiture et s'est dirigé vers le Lac-Saint-Jean pour se réfugier dans un appartement d'Hébertville-Station. Il a été arrêté le lendemain.
En plus de reconnaître ses torts, il avait également plaidé coupable pour des vols et du recel.