Liz Gagné sera entendue jeudi et vendredi.

Dossier Chantale Cyr: au tour de Liz Gagné de témoigner

La présidente de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS), Liz Gagné, sera, jeudi et vendredi, l’un des derniers témoins à être entendus au Tribunal administratif du travail du Québec (TATQ) dans le dossier des plaintes pour harcèlement psychologique de l’ex-directrice générale Chantale Cyr.

Depuis le mois de janvier 2019, le juge Guy Roy se rend au Palais de justice de Chicoutimi, où les bureaux du TATQ sont situés, afin d’entendre la preuve des deux parties.

Ainsi, six mois après le début du procès devant le juge Guy Roy, l’affaire tire donc à sa fin. La présidente Gagné sera interrogée par Me Jean-Claude Girard, avocat de la CSRS, et elle sera ensuite contre-interrogée par Me Éric Lebel, qui représente les intérêts de Chantale Cyr. Geneviève Gilbert, directrice adjointe aux Ressources humaines, sera la dernière personne à être entendue dans cette affaire.

Me Lebel devrait y aller d’une contre-preuve vendredi. Les plaidoiries des avocats Girard et Lebel devraient se dérouler les 11 et 12 juillet.

Le juge prendra ensuite le dossier en délibéré et déterminera si Chantale Cyr a été victime de harcèlement psychologique de la part de son employeur. Mme Cyr a déposé plusieurs plaintes pour harcèlement psychologique. Elle conteste aussi son congédiement, qu’elle considère illégal, et demande à être réintégrée dans ses anciennes fonctions. L’ex-DG a aussi intenté une poursuite de 350 000 $ contre le conseil des commissaires et la présidente Liz Gagné.

Depuis le début du procès, Me Lebel a fait entendre de nombreux témoins qui sont venus raconter la façon dont a été traitée Chantale Cyr durant son passage, de moins de deux ans, à la tête de la CSRS. Ces témoins ont aussi précisé que ses problèmes ont véritablement débuté avec le retour de Mme Gagné à la présidence de l’organisme.

Par la suite Me Girard a amené plusieurs employés de la CSRS à la barre des témoins. Ils ont mentionné que Mme Cyr était crainte des employés, qu’elle s’était approprié à elle seule le projet de l’école du Millénaire et lui ont reproché sa façon de gérer la commission scolaire.

Les deux parties ont contre-interrogé de façon serrée les différents témoins à être passés devant le juge afin de s’assurer que les propos étaient justifiés et appropriés.