Dans chaque petit chalet prêt-à-camper, on retrouvera deux lits queen à étage, un divan-lit, une cuisine complète pour se faire à manger, ainsi qu’une salle de bains avec toilette et douche.

Dormir sur une île à Saint-Félicien

D’ici quelques semaines, les touristes pourront faire la location de petits chalets prêt-à-camper sur des îles de la rivière Ashuapmushuan, à Saint-Félicien, avec l’implantation du Domaine des trois îles.

C’est sur le site de l’ancien Domaine Hamel, à l’entrée de la ville de Saint-Félicien, que le Domaine des trois îles verra le jour, explique Jérôme Simard, le promoteur du projet avec Frédérique Beaudoin. « Quand on a vu que le site était à vendre, on a vu l’opportunité de transformer ce domaine privé en projet touristique pour offrir de l’hébergement expérientiel », note ce dernier.

Ainsi, treize Coolbox , un hébergement rustique de 12 pieds par 24 pieds, ont déjà été installés sur les trois îles qui se trouvent sur la rivière Ashuapmushuan. « On veut que les gens puissent vivre une expérience dans un endroit calme et paisible, à proximité de toutes les activités dans le nord du Lac-Saint-Jean », souligne Jérôme Simard.

Dans chaque petit chalet prêt-à-camper, installé sur des blocs de béton pour minimiser l’emprise sur le sol, on retrouvera deux lits queen à étage, un divan-lit, une cuisine complète pour se faire à manger, ainsi qu’une salle de bains avec toilette et douche.

Treize Coolbox , un hébergement rustique de 12 pieds par 24 pieds, ont déjà été installés sur les trois îles qui se trouvent sur la rivière Ashuapmushuan.

Puisque l’île se trouve dans une zone de conservation, des toilettes déchiqueteuses ont été installées sur le site. Comme il était impossible de construire des fosses septiques ou un champ d’épuration, un tracteur sortira les eaux usées.

Ce type d’hébergement, mis en marché par Construction Prospère, une entreprise de Saint-Prime, est calqué sur les maisons construites dans des conteneurs, mais est plus adapté au climat québécois, grâce à l’utilisation de panneaux isolés en bois de l’entreprise Fortis, une autre entreprise de Jérôme Simard.

D’ici l’été, vingt-huit Coolbox devraient être installés sur le site. « Pour nous, c’était le seuil de la rentabilité, et ça nous permet d’accueillir des autobus de touristes qui font affaire avec les voyagistes », note l’entrepreneur.

Dans le cadre de ce projet, les entrepreneurs ont investi 3,5 millions de dollars. Selon eux, l’initiative permet de stimuler l’économie régionale, car tous les fournisseurs sont locaux.

Le domaine compte acheter des kayaks, des vélos, des raquettes et d’autres équipements de plein air pour la location au cours des prochains mois. De plus, les clients pourront également utiliser la marina et la mise à l’eau accessible sur le site.

« On souhaite utiliser l’offre touristique du lac Saint-Jean pour garder les clients le plus longtemps possible sur place », soutient Jérôme Simard, qui souligne la bonne collaboration avec Saint-Félicien dans le développement de ce projet.

Au moment d’écrire ces lignes, quelques formalités administratives restaient à régler, et l’entreprise espère accueillir ses premiers touristes pendant la semaine de relâche.

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UN ENTREPRENEUR DYNAMIQUE

En plus de la gestion des entreprises Domaine des trois îles et Fortis, Jérôme Simard est un entrepreneur dynamique qui n’hésite pas à bien s’entourer pour profiter des occasions d’affaires qu’il décèle. 

Par exemple, c’est lui qui a lancé le projet de quartier écologique Sourceia, à Saint-Félicien. Jusqu’à maintenant, cinq des 13 maisons du quartier ont été construites, et cinq autres seront bâties cette année. 

Jérôme Simard pilote aussi un autre projet de mise en valeur d’extraits d’écorce d’épinette noire pour la nutrition animale, ainsi que d’extraits de petits fruits pour la fabrication de produits à valeur ajoutée pour l’industrie nutraceutique. L’entreprise Nordext est en phase de précommercialisation et devrait être bâtie à Chapais d’ici un an, en partenariat avec la Corporation de développement économique de Chapais (CDEC), la Société de développement de la Baie-James (SDBJ), l’Association régionale de la Baie-James (ARBJ) et Sourceia. 

Et ce n’est pas tout, car l’entrepreneur s’est aussi associé à Franky Langevin pour faire la récolte de 15 000 mètres cubes de bois gagnés aux enchères en utilisant une technique de téléphérage, qui vise à utiliser des câbles pour transporter le bois dans de fortes pentes. 

La récolte devrait commencer en mai.