Stéphanie St-Gelais (à droite) remettait lundi des dons de vêtements à Karine Brassard, directrice générale de la Fondation pour l’enfance et de la jeunesse.
Stéphanie St-Gelais (à droite) remettait lundi des dons de vêtements à Karine Brassard, directrice générale de la Fondation pour l’enfance et de la jeunesse.

Donnez pour un sourire: veiller sur les plus démunis

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Livrer du bonheur, de l’espoir, un sourire. Depuis trois ans, Stéphanie St-Gelais, une jeune femme de 26 ans qui vit à Shipshaw, amasse bénévolement les dons de vêtements, de nourriture et d’objets pour la maison afin de les offrir aux gens dans le besoin. Son initiative personnelle appelée Donnez pour un sourire ne cesse de prendre de l’ampleur et compte maintenant plusieurs points de cueillette au Saguenay-Lac-Saint-Jean et un à Québec.

La jeune femme de 26 ans native de Chicoutimi a toujours aimé donner aux autres. « Donnez pour un sourire, c’est un mouvement que j’ai créé pour donner de l’espoir, de l’encouragement dans les moments difficiles, du bonheur et beaucoup de sourires. C’est aussi un mouvement qui est basé sur l’entraide, parce qu’il n’y a aucune chance que j’arriverais à faire ça toute seule », explique l’étudiante en enseignement de l’éducation physique et à la santé, lors d’un entretien par visioconférence avec Le Quotidien.

Stéphanie amasse des vêtements de toutes les tailles, des jouets pour enfants, des pièces de trousseau pour appartements, des vêtements chauds, de la nourriture et plus, à partir de différents points de collecte dans la région. Elle remet les dons à plusieurs organismes, dont la Soupe populaire de Chicoutimi, la Maison des sans-abris de Chicoutimi, la Fondation pour l’enfance et la jeunesse de Chicoutimi, en plus de se rendre directement dans les rues de villes comme Chicoutimi, Québec et Montréal, afin d’offrir des vêtements chauds aux sans-abris rencontrés sur son chemin. Elle peut aussi remettre certains objets à des familles qui la contactent via sa page Facebook, qu’elle prend le temps de rencontrer, afin de bien déterminer leurs besoins.

Si, la première année, la jeune femme le faisait pour le plaisir sans point de collecte et allait chercher les dons chez ses proches, son initiative a aujourd’hui une plus grande portée. Avec les réseaux sociaux, elle a fait connaître davantage son projet et plusieurs personnes de son entourage se sont jointes à elle.


« Donnez pour un sourire, c’est un mouvement que j’ai créé pour donner de l’espoir, de l’encouragement dans les moments difficiles, du bonheur et beaucoup de sourires. C’est aussi un mouvement qui est basé sur l’entraide, parce qu’il n’y a aucune chance que j’arriverais à faire ça toute seule. »
Stéphanie St-Gelais

C’est elle qui fait la collecte, l’entreposage et le tri des dons amassés dans une pièce libre de son logement. Elle décide également où vont les produits, selon les besoins des différents organismes auxquels elle vient en aide.

Inspiration

Stéphanie a été inspirée de son passé et de ses proches pour démarrer ce projet. « J’ai toujours aimé donner depuis ma plus jeune enfance. Je pense que ça vient de ma mère, qui m’a élevée toute seule. Ça n’a jamais été facile pour elle, mais elle m’a toujours donné tout ce dont j’avais besoin. Elle m’a vraiment transmis la valeur de vouloir aider les autres », continue la jeune femme.

L’instigatrice a également déjà vécu des moments difficiles et a, à ce moment, demandé l’aide de divers organismes. Maintenant que ses finances vont mieux, qu’elle est bien installée avec son conjoint, Stéphanie voulait redonner à son tour et encourager les autres à faire de même.

Chaque année, elle est fascinée de voir la générosité des gens envers les plus démunis. Avec la pandémie, elle sait que plusieurs sont conscientisés au fait qu’encore plus de familles vivent des difficultés, ce qui se voit dans le nombre de dons. « Il est étonnant de voir à quel point les gens veulent aider. J’ai tellement reçu de dons, ma chambre est pleine », se réjouit-elle.

Des limites

Jusqu’à maintenant, le ramassage de dons par Donnez pour un sourire s’est toujours déroulé dans le temps des Fêtes. L’étudiante assume tous les coûts reliés à la cueillette.

Elle aimerait bien qu’un jour, les activités durent toute l’année, mais elle aura certainement besoin de plus de moyens pour y arriver, comme l’accès à un entrepôt ou encore à des subventions. Elle aimerait aussi avoir des bacs plus solides pour recueillir les dons comme ceux que l’on voit dans d’autres organismes.

La jeune femme de Chicoutimi avoue vouloir devenir un jour la prochaine Chantale Lacroix. « Mon rêve, c’est de continuer à aider les gens dans le besoin, et même d’en vivre », rêvasse-t-elle. Elle se réjouit à l’idée d’aider des gens dans le besoin et invite les personnes à donner généreusement. Ceux qui veulent lui donner un coup de main peuvent lui écrire via la page Facebook Donnez pour un sourire.

POUR DONNER

Pour donner, les gens n’ont qu’à se rendre à l’un des points de collecte de Donnez pour un sourire. On compte le dépanneur Le petit café d’Hébertville, la boutique S3 de Chicoutimi, les boutiques Homies de Chicoutimi, Alma et Jonquière, les Chaussures Pop et Go Sport de La Baie, le Marché Shipshaw et le Gym Le Phoenix de Roberval.

Sport Radical, une boutique de sports à Québec, a aussi embarqué dans l’initiative de Stéphanie. Le magasin fait même tirer une carte-cadeau parmi toutes les personnes qui font un don au projet. La marque Oakley donnera également une paire de lunettes à la personne qui fera le plus gros don dans cette boutique.