Dominique Anglade favorable à GNL Québec, si le projet est carboneutre

La nouvelle cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, est favorable à la réalisation de grands projets pour le Québec à la condition et uniquement si les promoteurs de ces projets peuvent faire la démonstration qu’ils permettent de respecter le principe et l’objectif de carboneutralité que souhaite atteindre le Québec en 2050.

Mme Anglade a tenu à apporter cette précision à la suite d’une controverse soulevée jeudi dernier dans Le Devoir, où elle semblait revenir sur les propos qu’elle avait tenus quelques jours plus tôt lors d’une table ronde virtuelle avec les membres de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord. Celle qui n’était alors que candidate à la course à la chefferie libérale, s’était dite prête à appuyer les grands projets et à accompagner les intervenants du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour la relance économique. Stéphanie Fortin, directrice des affaires publiques et des relations avec la communauté chez GNL Québec, qui faisait partie des intervenants présents, avait alors dit être « extrêmement contente » des propos entendus et de cet «appui politique» au projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel à Grande-Anse.

Aujourd’hui, la cheffe libérale reconnaît que dans un débat aussi polarisant entourant l’utilisation des hydrocarbures, il est difficile de conserver le centre de la route. Selon elle, certains utilisent une partie de ses propos ou un bout de phrase pour attribuer un appui au projet ou son rejet. « Je suis pour le développement de grands projets dans les régions, s’ils s’inscrivent dans la logique du développement durable et conditionnellement au respect du principe de carboneutralité », a-t-elle martelé.

Dans le cas du projet de GNL Québec, Mme Anglade ajoute que dans les travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, qui reprendront bientôt, il reviendra au promoteur de faire la démonstration de l’atteinte de la carboneutralité. « Je suis une personne qui va prendre les décisions basées sur la science et les principes environnementaux. On est capables de conjuguer l’économie et l’environnement. »

Selon elle, ce message doit être reçu par tous les promoteurs et entrepreneurs initiateurs de projets puisqu’il les forcera à aller de l’avant de manière créative.

« La carboneutralité est un grand défi à relever. Si c’était facile, on l’aurait déjà fait », conclut-elle.