Dominic Gagnon pourfend l'administration Néron

L’année 2018 aura été marquée par les « affres de l’administration Néron », selon le chef du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), Dominic Gagnon, qu’il qualifie de « mauvaise, minable, mais surtout méprisante ».

Le chef du PCS, Dominic Gagnon, a profité de la fin de l’année 2018 pour dresser une rétrospective de la politique municipale saguenéenne en 12 points, soulignant au passage la vigilance de son parti.

« Il [le parti] continue d’assumer son rôle de chien de garde pour défendre l’intérêt des citoyens contre une administration de ‘‘M’’... ‘‘M’’ comme dans mauvaise, minable, mais surtout méprisante à l’endroit des contribuables », a énuméré M. Gagnon, dans un communiqué qu’il signe, transmis samedi.

Il en a d’ailleurs profité pour souligner la restructuration de son parti dans la dernière année, qui a dû faire face à un cuisant revers aux élections municipales de l’automne 2017, en ne faisant élire qu’un seul conseiller sous les couleurs du parti, Michel Tremblay, qui a ensuite quitté les rangs de la formation politique.

« Alors que plusieurs avaient prédit la mort du Parti des citoyens pour 2018, voilà que le sphinx renaît de ses cendres avec entre autres un nouveau conseil d’administration motivé à faire la différence », a-t-il souligné. M. Gagnon a volontairement ici remplacé «phénix» par «sphinx» dans l'expression consacrée, le «sphinx était considéré comme le “gardien” du temple de Kheops» étant donné qu'il considère le «Parti des citoyens est le chien de “garde” de l’intérêt des contribuables», a-t-il précisé lundi.

Promotion Saguenay, hausse de taxes et coupes

Dominic Gagnon classe le « chaos à Promotion Saguenay » en tête de sa rétrospective, déplorant la nomination des « p’tits amis » Arthur Gobeil et Denis Lemieux à la tête de Promotion Saguenay. Il estime que la mairesse a ignoré les recommandations du ministère des Affaires municipales en demeurant présidente du conseil d’administration de la corporation municipale.

Les « augmentations de taxes outrageuses » se classent ensuite en deuxième position. Il déplore que les citoyens de Laterrière doivent faire face à 11 % d’augmentation de taxes en deux ans, « un record au Québec ».

Les coupes subies par les organismes communautaires de Saguenay par la révision de la politique de dons et subventions de la Ville arrivent ensuite en troisième position du classement. « Pendant ce temps, les élus se votent des augmentations de 66 % de leur salaire de base sous l’oeil approbateur de Josée Néron. ‘‘Se servir d’abord’’ est le nouveau slogan de l’administration Néron », a-t-il déploré.

Suivent ensuite l’achat de machinerie au coût de 6 M $ et l’augmentation du fardeau de la dette. « Pour Josée Néron tout est de la faute à... Jean Tremblay ! », a-t-il pointé à ce sujet.

L’argent qu’il estime gaspillé dans plusieurs dossiers, comme dans celui du renforcement du toit du centre Georges-Vézina, le manque de leadership de la mairesse, notamment dans le dossier de la taxation des barrages, les annonces « incongrues » dans le dossier de la nappe phréatique de Laterrière, les propos du conseiller Kevin Armstrong sur le projet d’amphithéâtre lors d’une séance houleuse du conseil cet automne, « l’artifice » des arguments légaux utilisés par exemple dans le dossier des bacs bruns, la censure qu’il estime subir lors des séances du conseil de ville et le manque de transparence de l’administration de Josée Néron complètent ensuite le palmarès que dresse le chef du PCS.

« Dommage qu’en cette fin d’année, nous ne puissions dire ‘‘bye bye’’ aux affres de l’administration Néron. Mais tôt ou tard, ça viendra ! », a-t-il conclu.