Danny Bouchard, directeur du service de l’aménagement du territoire, Annie Fortin, directrice du développement, Lucien Boivin, préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, et Mario Gagnon, directeur général de la MRC, ont accueilli le public, mercredi.

Domaine-du-Roy: la MRC se rapproche des citoyens

À quoi sert une municipalité régionale de comté ? Telle est la question à laquelle voulait répondre la MRC du Domaine-du-Roy en se rapprochant des citoyens par une première journée portes ouvertes tenue mercredi après-midi.

Créée en 1983, la MRC du Domaine-du-Roy couvre un territoire de 18 000 km2, soit 36 fois la taille de l’île de Montréal. Chaque année, l’organisation gère un budget de 12,8 millions de dollars au profit des neuf municipalités qu’elle dessert.

« C’est une grande première, parce qu’on voulait sensibiliser les gens au rôle d’une MRC dans son milieu, a souligné le préfet Lucien Boivin. On voulait aussi démystifier les tâches des gens qu’on y retrouve et démontrer le développement qu’on fait. »

Ainsi, plus de 70 personnes sont venues à la rencontre de l’équipe de 15 employés qui compte des aménagistes, des techniciens, des inspecteurs et des membres de l’équipe administrative

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une vaste stratégie de communication qui démarre dans les médias et sur le Web, et qui vise à mieux faire connaître les services, mais aussi les besoins de la population, en engageant le dialogue, a renchéri Mario Gagnon, le directeur général de l’organisation.

Pour mieux implanter la marque de la MRC, qui a récemment refait son logo, cinq panneaux devraient être installés sur le territoire, au cours des prochains mois, a mentionné Danny Bouchard, le responsable de l’aménagement. « On veut que les gens sachent où ils se trouvent sur le territoire et ce qui nous démarque », dit-il.

Une MRC, c’est un palier de gouvernement régional qui gère notamment les matières résiduelles et la couverture de la Sûreté du Québec, mais c’est aussi un promoteur de projet pour générer des revenus autonomes.

L’exemple récent le plus marquant est la mise sur pied de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, avec la MRC Maria-Chapdelaine et Mashteuiatsh, qui permet de générer plus de 600 000 $ de bénéfices par année. Lorsque les prêts pour la construction des barrages seront remboursés, ces bénéfices grimperont à plus de 2 millions de dollars annuellement.

La MRC gère également 14 000 hectares forestiers où l’on retrouve une possibilité de récolte de 14 000 mètres cubes annuellement. De plus, la gestion des 2000 baux de villégiature permet de générer 200 000 dollars de revenus nets.

Résultat : la proportion des revenus de la MRC payée par les municipalités ne cesse de baisser, de 66 % en 2009 à 48 % aujourd’hui.

Des sommes qui proviennent du gouvernement provincial sont également redistribuées dans les communautés à travers le Fonds de développement du territoire, à raison d’un peu plus d’un million de dollars par an, note Annie Fortin, la responsable du développement du territoire. De cette somme, 275 000 $ sont alloués au fonctionnement du Centre local de développement (CLD) Domaine-du-Roy.

Fait à noter, la MRC du Domaine-du-Roy a également été un maître d’œuvre de la Véloroute des Bleuets et est la propriétaire du Village historique de Val-Jalbert. Récemment, elle a aussi mis sur pied un projet territorial de transport collectif et adapté, Accès Transport.

Enfin, la MRC pilote plusieurs chantiers pour connaître le pouls de la population sur le tourisme, la santé, les saines habitudes de vie, la forêt et l’agroalimentaire.