Josée Néron (à gauche) encourage Dominic Gagnon (à droite) à présenter sa candidature pour l’élection partielle du district no 1.

District 1: Josée Néron invite Dominic Gagnon à se présenter

La chef de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, invite le chef de l’Alliance Saguenay (AS), Dominic Gagnon, à se présenter dans le district no 1 à la suite de la démission annoncée en début de semaine du conseiller Jonathan Tremblay.

Après avoir rendu hommage au conseiller Tremblay, mercredi, Mme Néron a déclaré qu’il est de l’intention ferme de l’ERD de présenter un candidat sous cette étiquette politique au début de janvier, pour l’élection partielle. « On veut mener une campagne de fond et de terrain afin d’élire un représentant de l’ERD », déclare Mme Néron.

Ceci étant dit, la mairesse de Saguenay s’empresse d’inciter le chef de l’Alliance Saguenay (AS), Dominic Gagnon, à poser sa candidature, dans le but de légitimer son statut d’opposition officielle autoproclamée. « Je l’invite à se présenter afin qu’il puisse légitimer ses prétentions auprès de la population. Son pouvoir de représentation est très limité actuellement. Il doit avoir le courage de se présenter », ajoute-t-elle.

Contrairement à la tradition parlementaire britannique, qui veut qu’une formation au pouvoir laisse la voie libre à un chef de parti lors d’une élection, Mme Néron n’entend pas agir ainsi.

Alliance Saguenay

Interrogé sur le même sujet, le président de l’AS, Dominic Gagnon, a affirmé qu’il réfléchissait sur la stratégie à adopter en prévision de la future élection partielle.

En entrevue, M. Gagnon a déclaré que cette démission peut représenter une opportunité pour sa formation politique d’effectuer une percée à la table du conseil municipal en présentant un candidat ou en se présentant lui-même. « Je crois qu’on pourrait être gagnants au niveau de l’accès à l’information dans les dossiers auprès des fonctionnaires. On pourrait mettre en lumière davantage certains enjeux », avance-t-il.

M. Gagnon trace un parallèle avec ce qui s’est passé avec la Coalition avenir Québec (CAQ), qui, selon lui, a connu une grande remontée après l’élection dans une partielle de la députée Geneviève Guilbeault. « Je crois que ce sera une élection partielle non négligeable qui pourrait faire changer le paysage politique municipal.»