L’éclosion à l’hôpital de Chicoutimi continue de faire des ravage au sien du perosnnel hospitalier alors que les besoins sont grands pour supporter les zones chaudes, principalement les soins intensifs COVID-19 ainsi que le département D2 qui accuelle les personnes nécessitant une hospitalisation.
L’éclosion à l’hôpital de Chicoutimi continue de faire des ravage au sien du perosnnel hospitalier alors que les besoins sont grands pour supporter les zones chaudes, principalement les soins intensifs COVID-19 ainsi que le département D2 qui accuelle les personnes nécessitant une hospitalisation.

Difficile de freiner le virus à l’hôpital de Chicoutimi

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
L’éclosion de COVID-19 à l’hôpital de Chicoutimi continue de faucher le personnel alors que 14 nouveaux cas ont été confirmés, dans le bilan de la journée publié par le CIUSSS, mercredi, pour porter le total à 168 personnes, dont 160 membres du personnel depuis le début de la seconde vague.

Tout indique que les spécialistes ne parviennent pas à freiner la propagation du virus. Les bilans quotidiens font toujours état de plus d’une dizaine de cas par jour et le virus se propage principalement au sein du personnel. Dans les CHSLD de la région, le virus frappe en proportion plus importante le personnel par rapport au nombre de résidents infectés.

En début de semaine, le directeur de la Santé publique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le docteur Donald Aubin, confirmait la présence d’une équipe de spécialistes de la protection des infections de l’hôpital Sainte-Justine. Le CIUSSS voulait s’assurer d’un regard externe afin de vérifier si les mesures mises en place respectaient les meilleures pratiques.

Les dirigeants syndicaux de la FIQ attribuent pour leur part la virulence de cette éclosion, et surtout sa durée dans le temps, au fait que le personnel assigné aux unités de soins COVID-19 est fatigué et ont donc le système immunitaire plus fragile. En plus des erreurs possibles dans les différentes procédures d’habillage et déshabillage.

Ces confirmations de cas additionnels à Chicoutimi signifient le retrait d’employés pour une période de 14 jours alors que les ressources pour les catégories infirmières et infirmières auxiliaires se font de plus en plus rares. Aucun renfort de l’extérieur n’a été confirmé jusqu’à maintenant pour ces titres d’emploi malgré l’appel à l’aide lancé par le CIUSSS au ministère.

Le bilan global régional pour la journée de mercredi a confirmé que le Saguenay-Lac-Saint-Jean est encore loin d’infléchir la courbe de la maladie. C’est ainsi que 167 nouveaux cas ont été confirmés. Ces éclosions proviennent de 97 milieux d’éclosion sur l’ensemble du territoire régional.

L’éclosion progresse encore au CHSLD Jacques-Cartier avec 5 nouveaux cas pour porter le nombre à 134, soit 97 employés et 37 résidents. Le CHSLD Jacques Cartier enregistre 23 décès, soit le même bilan que l’éclosion survenue dans la première vague au CHSLD de la Colline. L’éclosion au CHSLD Isidore-Gauthier, qui a causé 7 décès, sera levée vendredi. Le CHSLD redeviendra une zone froide.

Le CIUSSS ne faisait aucune mention de nouveaux cas au CHSLD Georges-Hébert de Jonquière. La directrice du Soutien adapté à la personne âgée Chantale Boivin a déclaré à Radio Canada que ce CHSLD avait jusqu’à maintenant 4 cas. Ce qui représente deux cas de plus que les deux premiers résidents qui ont été transférés en zone chaude au CHSLD Jacques-Cartier après avoir obtenu un résultat positif afin de freiner l’éclosion. Il sera intéressant de prendre connaissance du bilan quotidien pour vérifier si le virus commence à se propager de façon importante malgré les mesures de contrôle hâtives déployées dans l’établissement.

La région compte maintenant quatre résidences pour personnes âgées dans les 16 milieux de vie de cette catégorie sous haute surveillance, selon le tableau de suivi du ministère, avec 106 cas de COVID-19 en plus de deux décès. Tout indique que le virus continuera d’infecter d’autres personnes dans ces sites d’éclosion au cours des prochains jours.

La progression du virus s’est ainsi accrue dans la résidence pour personnes âgées La Villa des aînés avec 65 cas confirmés au sein des résidents, selon les chiffres publiés sur le site du ministère de la Santé et des Services sociaux. Le Pionnier d’Hébertville compte un cas de plus, l’Auberge du bon temps de Sainte-Monique affiche 12 cas et la Villa Goyette de La Baie en compte 21.

Les éclosions dans les résidences privées pour personnes âgées ont des impacts importants à deux niveaux sur le réseau régional de la santé. Dans un premier temps, le CIUSSS doit déléguer dans ces milieux de vie des équipes et à l’occasion du personnel pour dispenser des services puisque certaines employées sont également infectées.

Dans une communication transmise au Quotidien, le service des communications du CIUSSS a indiqué que le personnel dépêché dans ces résidences privées veille à ce que les résidents reçoivent les soins nécessaires.

Le second niveau concerne l’augmentation des hospitalisations dans les deux hôpitaux de la région et principalement aux soins intensifs COVID-19 de l’hôpital de Chicoutimi. Dans son bilan quotidien de mercredi, le CIUSSS indique une diminution d’hospitalisation d’une personne pour passer à 46, mais une augmentation d’un cas aux soins intensifs COVID-19, qui compte aujourd’hui 10 cas sur une capacité de 10 lits.

Il sera difficile selon le syndicat d’ajouter des lits en soins intensifs dans les prochains jours. La présidente de la FIQ, Julie Bouchard, a insisté cette semaine sur la nécessité de donner une formation de six semaines au personnel infirmier dépêché dans un département de soins intensifs.