Félix Gauthier, propriétaire de Devinci.

Devinci allonge sa saison de production

Le propriétaire de Devinci, Félix Gauthier, se réjouit de la percée du BIXI à New York ce qui entraînera la création de quelques emplois en plus d'allonger la saison de production de l'entreprise chicoutimienne.
«C'est le plus gros contrat de vélo libre-service octroyé jusqu'ici. Au départ, lors du lancement du produit (à Montréal), nous avons passé par tout le processus initial d'appel d'offres et nous avons remporté le concours pour la conception. Depuis, nous avons toujours été choisis», se réjouit M. Gauthier qui ne peut avancer de chiffres puisqu'il s'agit d'une information stratégique pour les compétiteurs.
Comme Devinci a procédé à l'optimisation de ses équipements dédiés à la fabrication de vélo libre-service dernièrement, l'usine est en mesure de répondre à la demande, sa capacité de fabrication étant de 700 vélos par semaine, ce qui sera suffisant pour livrer les 10 000 demandés par la ville de New York pour juin prochain.
«Je l'ai appris aujourd'hui (hier). C'est une nouvelle incroyable, autant pour la région, le Québec et même Montréal.»
Questionné au sujet des derniers déboires du BIXI à Montréal, M. Gauthier n'attribue pas les problèmes au vélo en tant que tel. Selon lui, les choses se passent bien à Montréal et les récentes nouvelles sont davantage attribuables à des questions politiques et à des chicanes dans la métropole.
La décision prise par l'administration Bloomberg créera un momentum, croit Félix Gauthier, puisque plusieurs villes américaines attendaient que New York embarque dans l'aventure BIXI avant de faire le saut. «La décision de New York va certainement faire des petits!»
La Ville de Londres, qui possède déjà 6000 vélos BIXI, vient d'ailleurs de passer une deuxième commande. Les Londoniens pourront bientôt compter sur 2000 vélos supplémentaires.
Las Vegas
Félix Gauthier se trouve actuellement à Las Vegas afin de prendre part au salon Interbike 2011, le plus gros salon international de vélo, là où tous les clients potentiels américains viennent découvrir les produits des différentes compagnies.
Pendant deux jours, elles ont pu essayer les vélos dans le désert et, présentement, les exposants prennent part au salon proprement dit qui s'étale sur trois jours.
«Tout se passe très bien. C'est la deuxième année consécutive que nous y prenons part et les gens commencent à nous connaître. Nous avons d'ailleurs confirmé une commande de 400 vélos avec des Japonais. Ils commencent avec nos vélos de route et de montagne hauts de gamme», a expliqué M. Gauthier au Quotidien en fin de journée hier.
Afin de charmer les compagnies, le propriétaire de Devinci a cru bon leur préparer de la tire d'érable... dans le désert! Il a dû faire de la glace, ce qui n'a pas été évident! «Nous voulions donner une saveur canadienne à nos présentations!»