L'an dernier, un tracteur s'était enfoncé dans les glaces de la rivière Petite Décharge à Alma, en plein mois de janvier.

Déversements de Rio Tinto: attention à la glace

La société Rio Tinto débute les manoeuvres sur ses différents déversoirs en prévision de la crue printanière et elle informe la population que les couverts de glace situés en aval et en amont de certains ouvrages pourraient être fragilisés avec les variations des niveaux d’eau au cours des prochaines semaines.

«Les déversements débuteront sur la rivière Petite Décharge le 12 mars. Les déversements proactifs débutés sur la rivière Grande Décharge se poursuivront sur la rivière Petite Décharge à partir du 12 mars. Considérant les mesures de neige supérieures à la normale et les redoux récents, ces déversements proactifs vont permettre d’accélérer la descente du niveau du lac et de nous assurer d’être en bonne position pour accueillir la crue», précise le bulletin À prop’EAU Express.

Rio Tinto explique devoir procéder à ces déversements hâtifs pour gérer les redoux des derniers jours qui ont provoqué une augmentation du ruissellement jusqu’à 119 % de la normale la dernière semaine, et diminuera à 107 % pour la prochaine semaine. L’entreprise, tout comme la Sécurité civile, doit tenir compte du couvert de neige au sol supérieur à la normale dans la gestion de la prochaine crue printanière pour les bassins versants des six rivières qui se déversent dans le lac Saint-Jean.

À partir de lundi prochain, Rio Tinto abaissera le niveau d’eau de la rivière Péribonka en amont de la centrale Chute du diable. Cette opération pourrait fragiliser le couvert de glace dans le secteur du lac Tchitogama. La compagnie précise que cette manoeuvre est nécessaire pour préparer son réseau à la crue printanière. 

Toutefois, les hydrologues de Rio Tinto ne sont pas en mesure de se prononcer sur les prévisions de crue, les conditions météorologiques du printemps, principalement les précipitations, ayant un impact sur leur volume.

«À titre d’exemple, des déversements ont été nécessaires en février 1997 en raison des conditions hivernales (neige, redoux) alors que la crue s’est avérée normale. À l’inverse, en 2014, la crue a été supérieure à la normale alors que le couvert de neige était dans la normale», précise le bulletin.