Le directeur général de la Société de sauvetage au Québec souligne que la crue des eaux - particulièrement marquée cette année - accroît le débit des rivières et accentue les risques.

Déversement dans la petite décharge: les jeunes seront sensibilisés

Les intervenants impliqués en cas de déversement dans la rivière Petite Décharge, à Alma, revoient leurs procédures. Ils sensibiliseront les jeunes à l'école afin d'éviter d'autres événements comme celui du 29 mai dernier, où deux enfants se sont retrouvés piégés par la montée des eaux.
Du contenu pour éduquer les élèves aux dangers des rivières où l'on retrouve des barrages hydroélectriques sera ajouté dans les formations déjà données dans les écoles par le Service de prévention des incendies d'Alma.
« Nous avons déjà nos entrées dans les établissements, donc c'est naturel de sensibiliser sur ce sujet qu'on considère comme de la sécurité civile. Nous sommes en train de développer des outils qui pourront être utilisés dès la prochaine rentrée scolaire. Pour le protocole, nous raffinons nos façons de faire qui étaient déjà très bien, mais qui peuvent être améliorées », explique la conseillère en communication à la Ville d'Alma, Audrey-Claude Gaudreault. Des rencontres entre les divers responsables ont été organisées dans les dernières semaines.
Protocole bien respecté
N'eût été la rapidité des policiers de la Sûreté du Québec arrivés en premier sur les lieux, à la fin mai, les jeunes ne seraient peut-être pas ressortis indemnes de l'incident. Les enfants avaient été surpris par la soudaine augmentation de débit d'eau et s'étaient réfugiés sur des rochers au milieu de la rivière, mais s'épuisaient. 
Pourtant, une enquête a permis de déterminer que le protocole avait bien été respecté, lorsque les employés de Produits forestiers Résolu (PFR) ont ouvert les pelles de leurs installations hydrauliques à la demande de Rio Tinto, gestionnaire du niveau de l'eau du lac Saint-Jean, pour permettre un déversement. Une inspection visuelle sur le terrain et des signaux sonores sont prévus, mais le frère et la soeur ont passé à travers les mailles du système.
« Les procédures étaient déjà très solides, mais elles sont perfectibles. C'est l'affaire de tous de se demander comment on peut arriver à faire en sorte que des événements du genre ne se reproduisent plus », exprime le porte-parole de PFR, Karl Blackburn. Il prend en exemple les pêcheurs ou les personnes qui aiment profiter sur soleil sur les rochers de la rivière.
« Nous voulons tous collaborer de façon plus étroite », ajoute Mme Gaudreault.