Alexandre Gauthier a présenté plusieurs questions préparées par les membres des chambres de commerce de Roberval et Saint-Félicien à l'intention de Philippe Couillard.

Développement des régions: Couillard propose des pôles d'innovation

Philippe Couillard veut développer un réseau québécois de pôles d'innovation dans les régions pour assurer leur développement à long terme.
C'est la volonté qu'il a exprimée devant près de 200 personnes d'affaires des chambres de commerce de Roberval et Saint-Félicien venu l'écouter lors d'un dîner-conférence.
« Pour les régions-ressources comme la nôtre qui ont besoin de diversifier leur économie, ça nous prend un pôle d'innovation. Pour y arriver, ça prend quoi ? Une université régionale et des cégeps forts. Ensuite, ça prend des entrepreneurs motivés et une société civile et des élus qui s'engagent, ça va marcher », a lancé le député de Roberval et premier ministre du Québec Philippe Couillard.
C'est la réussite du projet Dijihub à Shawinigan et l'annonce d'Ubisoft d'hier à Saguenay qui l'ont convaincu d'aller dans cette voie. 
Philippe Couillard invite donc la région à faire preuve d'imagination et à déposer des projets. « Vous n'avez pas besoin d'attendre un plan gouvernemental pour faire avancer les choses, soumettez-nous des idées structurées et on sera là. Je sais qu'il y a déjà des choses qui se brassent à Alma et Saguenay, il y aussi de la place pour le Nord du lac », a-t-il invité.
Pendant près d'une heure, le premier ministre a parlé aux convives. Il a abordé dans un premier temps le plan économique de son gouvernement, les enjeux du futur et les diverses réalisations effectuées dans la circonscription. Puis il s'est soumis aux questions formulées par les gens d'affaires.
ALÉNA, bois d'oeuvre, vente en ligne et paperasserie
Les gens d'affaires sont inquiets que la gestion de l'offre soit sacrifiée sur l'hôtel des négociations de l'ALÉNA. « Je pense qu'il y a un peu de théâtre dans ce qui est véhiculé aux États-Unis. Pour nous, c'est clair que la gestion de l'offre ne sera pas sacrifiée. Il y a même certains secteurs agricoles aux États-Unis qui trouvent ça intéressant comme modèle. Ça permet d'assurer un contrôle sur les prix et l'offre et aussi de maintenir des entreprises à échelle humaine », a-t-il affirmé.
Il a d'ailleurs aussi souligné que l'enjeu de la vente en ligne, qui préoccupe beaucoup les commerçants de Roberval et Saint-Félicien, fait partie des discussions de l'ALÉNA. La clé réside à réussir à contraindre les entreprises à percevoir les taxes.
Pour ce qui est du bois d'oeuvre, Philippe Couillard est sûr que le confit se règle. « Ce n'est pas au niveau politique que ça bloque. Tous les gouverneurs et maires de grandes villes que j'ai rencontrés veulent en venir à un accord. C'est l'Association des producteurs de bois des États-Unis qui ne veut pas que ça se règle. Leur stratégie semble de vouloir faire grimper les prix et ce sont les consommateurs qui payent. Malgré cela, il faut continuer à innover et à fabriquer des produits qui ne peuvent pas être taxés par nos voisins », a-t-il suggéré.
Le député de Roberval avoue que l'objectif de réduire la paperasserie pour les entrepreneurs n'est pas atteint. « On fait des progrès, mais on n'est pas arrivé à destination. On a mis en place un guichet unique Entreprise Québec pour simplifier la vie des entrepreneurs, pour réduire le nombre de formulaires et de permis ».
Finalement, des entrepreneurs jugent qu'il n'y a pas de vrai programme d'aide pour les entreprises en développement. Selon Philippe Couilard, ces programmes existent, mais sont méconnus. Des efforts pour les faire connaître seront déployés.