Jeudi, le journal a tenté d'obtenir davantage d'informations quant à la durée des suspensions, le statut des policiers suspendus et les raisons exactes ayant poussé la direction à suspendre les deux personnes sans solde.

Deux policiers suspendus

Deux policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont été suspendus sans solde en lien avec les événements du 20 novembre 2016, alors qu'Israël Gauthier-Nepton a été tué sur la rue du Vieux-Pont à Jonquière.
Dans un communiqué extrêmement bref, la SPS a mentionné avoir « terminé son enquête disciplinaire ». Le Quotidien avait appris, il y a quelques semaines, que le travail des policiers en service avait connu des ratés le soir du meurtre. Un sergent aurait été difficile à trouver la nuit du drame. Le lieutenant, quant à lui, n'aurait été avisé de la situation que vers la fin de son quart de travail. Le sergent avait abandonné son grade à la suite de l'événement.
Jeudi, le journal a tenté d'obtenir davantage d'informations quant à la durée des suspensions, le statut des policiers suspendus et les raisons exactes ayant poussé la direction à suspendre les deux personnes sans solde. Or, tant du côté patronal que syndical, la rédaction s'est butée à un «aucun commentaire». Impossible, donc, de connaître la durée des suspensions des deux policiers. On sait néanmoins qu'il s'agit de policiers syndiqués. Les policiers ayant un grade de sergent et de lieutenant sont syndiqués, à Saguenay. Les capitaines sont quant à eux des cadres.
Marc-Étienne Côté, retrouvé récemment après neuf mois de cavale, est accusé de meurtre au deuxième degré dans cette affaire.
«C'est en cour, donc il faut faire attention, a affirmé le président de la commission de la sécurité publique et conseiller municipal, Carl Dufour. Ni la Sécurité publique de Saguenay ni les élus n'accepteront le travail mal fait ou bâclé. On s'attend à ce que le service soit très sécuritaire pour la population. Lorsqu'il y a des événements, on s'attend à ce que les policiers ne prennent pas les choses à la légère, peu importe la situation. Quand des choses sont faites de manière non conforme, ça entache la Sécurité publique.»
La nuit du 19 au 20 novembre, des policiers ont effectué des recherches afin de trouver le corps de la victime, sans succès. Quelques minutes auparavant, un ami d'Israël Gauthier-Nepton, Dave Bussières, avait contacté la centrale policière pour dire que des coups de feu avaient été tirés en direction de son ami. L'opération n'a rien donné.
Ce n'est qu'au petit matin que deux hommes, qui s'apprêtaient à effectuer des travaux de rénovation dans un appartement, ont aperçu le corps inerte de la victime. Ils ont remarqué un trou dans le bas du dos de l'homme, résultat d'un projectile d'arme à feu. Ils ont communiqué avec les services d'urgence du 911 vers 9 h du matin.
Au début du mois de juillet, l'état-major avait affirmé que l'enquête était terminée, mais que les conclusions n'avaient pas encore été établies.
Jeudi, dans un communiqué de trois lignes envoyé par le département de l'administration policière, la SPS a mentionné que «puisqu'il  s'agit  de  dossiers  personnels  d'employés  et  considérant la  procédure criminelle en cours, nous ne ferons aucun autre commentaire».