Les résidents en médecine familiale Jean-Dominic Rivard et Raphaëlle Cardinal veulent faire connaître l’organisme CARDI-O-FORME à leurs collègues et patients. Ils sont ici accompagnés du kinésiologue Jonathan Rivard.

Deux médecins impressionnés par CARDIO-O-FORME

CARDI-O-FORME, implanté au Saguenay depuis 1980, n’aura jamais eu d’ambassadeurs aussi engagés. Deux résidents en médecine familiale qui œuvrent à l’UMF de Chicoutimi ont récemment découvert l’organisme et sa mission. Il n’en fallait pas plus pour que Raphaëlle Cardinal et Jean-Dominic Rivard épousent la cause et en fassent la promotion auprès de leurs collègues et patients.

Raphaëlle Cardinal est une adepte d’activité physique et, comme la plupart de ses confrères et consœurs, prône l’adoption de saines habitudes de vie. Récemment, elle s’est inscrite au Dix de cœur, un événement de course à pied et de marche au profit de CARDI-O-FORME. Elle est pratiquement tombée des nues.

« Dans le cadre d’un projet communautaire, on devait entrer en contact avec un organisme qui nous tient à cœur. J’ai fait le Dix de cœur et je me suis rendu compte qu’après presque deux ans de pratique, je ne connaissais pas du tout CARDI-O-FORME. Je me suis aussi aperçu que beaucoup de gens ne le connaissent pas non plus. Moi et Jean-Dominic, on a décidé de le découvrir et de rencontrer des participants. Dans un deuxième volet, on va faire connaître le programme aux médecins et à nos patients », a expliqué Raphaëlle Cardinal, lors d’une entrevue réalisée au Pavillon sportif de l’UQAC.

CARDI-O-FORME, un organisme sans but lucratif (OSBL), offre des programmes d’entraînement encadrés par des kinésiologues et des infirmières. Une portion des participants sont des personnes vivant avec une maladie chronique recommandées par l’hôpital. Mais il existe un deuxième volet, plus général, offert aux personnes non atteintes, mais présentant des facteurs de risque.

« Des personnes qui font du diabète, du cholestérol et de la haute pression, on en voit tous les jours. Des programmes comme CARDI-O-FORME permettent d’améliorer leur qualité de vie. Parfois, les personnes sédentaires sont réticentes à faire de l’activité physique parce qu’elles manquent de temps, parce qu’elles ont de la difficulté à mettre ça dans l’horaire ou parce qu’elles ont peur de trop pousser la machine. Le fait de s’inscrire à un programme, d’avoir des rendez-vous pris à l’avance et de pouvoir bénéficier d’un encadrement par des professionnels peut encourager des gens à trouver la motivation », dit Raphaëlle Cardinal.

Son collègue note lui aussi que les personnes sédentaires ont souvent peur de bouger.

« Le fait de faire de l’exercice avec des personnes qui vivent les mêmes choses que toi permet d’apaiser ces craintes et fournit un support moral », dit le résident, qui rappelle l’importance, pour les médecins, de faire de la prévention primaire.

Raphaëlle Cardinal et Jean-Dominic Rivard réitèrent que les maladies chroniques placent les personnes qui en souffrent à risque de développer d’autres pathologies. D’où l’importance d’agir en amont.

« Je dis à mes patients qu’ils ne sont pas obligés de s’entraîner à haute intensité. La recommandation est de 30 à 60 minutes d’exercice par jour. Ça peut simplement être une longue marche », pointe Raphaëlle Cardinal.

Le kinésiologue chez CARDI-O-FORME, Jonathan Rivard, précise que la prescription statutaire d’activité physique n’est plus une approche systématique au sein de la profession médicale.

« Avant, les médecins disaient qu’il fallait absolument faire tant de minutes d’activité physique par semaine. Maintenant, c’est davantage une question de “fais-en quand tu peux, même si ce n’est que quelques minutes” », souligne-t-il.

Jonathan Rivard est heureux de l’intérêt que suscite l’organisme auprès de la relève médicale. Le nombre d’inscriptions au volet général a connu une baisse, au cours des dernières années. Financièrement, l’OSBL a aussi vécu des jours plus roses. D’autant que Saguenay a annoncé, cette année, que la subvention annuelle de 15 000 $ ne serait pas reconduite.