Le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, et le maire de Desbiens, Nicolas Martel, sont intéressés par le Parti libéral pour les élections partielles dans Lac-Saint-Jean, à la suite du départ du conservateur Denis Lebel.

Deux maires du Lac intéressés par le Parti libéral

La date des élections partielles dans Lac-Saint-Jean pour remplacer le conservateur Denis Lebel n'est pas encore connue que, déjà, deux maires actifs ne cachent pas leur intérêt à se présenter pour le Parti libéral. Il s'agit du maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, et celui de Desbiens, Nicolas Martel. Guy Larouche, de Roberval, s'était aussi montré intéressé, mais a finalement décidé de rester à la mairie.
Selon quelques sources consultées par Le Quotidien, c'est le nom de Richard Hébert qui susciterait le plus d'enthousiasme. Il aurait même été approché par le Parti libéral directement, il y a quelques mois. De plus, des élus du secteur Alma et des gens d'affaires de Dolbeau-Mistassini l'appuieraient dans ses démarches.
Richard Hébert confirme son intérêt, tout en étant très prudent dans ses commentaires. « La décision de M. Lebel de quitter la politique m'oblige à prendre une période de réflexion supplémentaire. L'été commence, ça va me permettre de consulter lors des nombreux festivals et événements. Je dois décider de l'endroit où je pourrais être le plus utile. Depuis que je suis en politique à Dolbeau-Mistassini, je considère que la Ville a progressé et je suis fier de nos réalisations avec le conseil. J'aime la politique et j'aime me sentir utile », a-t-il mentionné lors d'un entretien.
Richard Hébert devait annoncer lors de la prochaine séance publique du conseil municipal qu'il solliciterait un autre mandat à la mairie, mais les choses ont changé. Âgé de 58 ans et parfaitement bilingue, Richard Hébert semble sonder discrètement ses appuis autour du « Lac », nous a mentionné un politicien.
Nicolas Martel
Le maire « extrême » de Desbiens, Nicolas Martel, pense qu'il pourrait être utile comme député fédéral ou provincial. « Moi, mon intérêt, c'est d'aider mon milieu à se développer, peu importe le parti. Denis Lebel a fait une belle ''job'' pour tout le comté. Et c'est dans le pouvoir qu'il y a des opportunités, pas dans l'opposition. C'est sûr que de se présenter dans une partielle c'est un avantage, car les gens votent pour le candidat qui sera au pouvoir. J'attends de voir comment va se dérouler l'investiture avant de me décider. Je ne ferme pas la porte », a-t-il commenté.
Au bureau du Parti libéral, Marjolaine Provost, gestionnaire des relations médias, indique qu'aucun candidat n'a été ciblé ou ne s'est manifesté. Comme le poste de Denis Lebel n'est pas encore vacant, il ne peut y avoir d'annonce d'élection partielle de faite.
La porte-parole nous a dirigés sur le site Internet du parti pour expliquer comment fonctionnent les procédures de l'investiture. « Nous vous ferons parvenir par la suite les formulaires dont vous aurez besoin pour que votre candidature soit examinée par le Comité du feu vert. Une fois qualifié, vous pourrez accéder aux renseignements qui vous permettront de communiquer avec les libéraux inscrits votants autorisés dans Libéraliste et vous pourrez lancer votre campagne », explique-t-on.
Guy Larouche dit non
(Stéphane Bégin) - Le maire de Roberval, Guy Larouche, ne tentera pas sa chance sur la scène fédérale et ne sera pas candidat à l'élection partielle de la circonscription de Lac-Saint-Jean, occupée par le député démissionnaire Denis Lebel.
M. Larouche en a fait l'annonce sur sa page Facebook.
« Aujourd'hui, j'ai pris une décision très importante pour la suite de ma carrière. La dernière fois que j'ai pris pareil décision, c'était lorsque j'ai décidé de réorienter ma carrière et revenir dans ma ville natale de Roberval, écrit le maire de Roberval.
« Je suis un homme de défi et devenir député ou peut-être même ministre serait pour moi un cheminement logique dans ma carrière, mais pas maintenant. Ma réélection comme président du Caucus de centralité et membre du conseil d'administration et de l'exécutif à l'UMQ me permet de bien positionner nos enjeux régionaux à l'échelle de la province », de dire M. Larouche.
Ce dernier précise qu'il a encore plusieurs dossiers à faire avancer à Roberval comme le Palais de justice, le Couvent des Ursulines, le centre sportif, le dossier des avions CL-415 et de nombreux autres.
« Tous ces dossiers font en sorte que j'aurais le sentiment de ne pas avoir fini le travail que j'ai commencé et de laisser tomber la population de Roberval. J'ai toujours dit que je désirais être maire de Roberval pour deux ou trois mandats et bien je vous confirme que je solliciterai un autre mandat à la prochaine élection municipale », conclut Guy Larouche