Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs privilégie deux hypothèses pour expliquer la présence de plusieurs dizaines d’éperlans morts dans le lac Otis.

Deux hypothèses retenues pour les éperlans morts du Lac Otis

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs privilégie deux hypothèses pouvant expliquer la présence de plusieurs dizaines d’éperlans morts dans les eaux du lac Otis. Une période de frai difficile, ou encore une maladie ou un parasite, sont les deux causes étudiées. Des analyses plus poussées permettront de tirer des conclusions d’ici quelques jours.

Depuis la fin de la semaine dernière, la présence de plusieurs dizaines d’éperlans morts a été rapportée par des résidants du secteur du lac Otis, une situation qui soulève des questions et suscite l’inquiétude.

Des représentants du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs se sont rendus à Saint-Félix-d’Otis, mercredi, afin de constater de visu la situation et d’effectuer quelques prélèvements.

La visite a notamment permis de confirmer qu’il s’agit bien d’éperlans de taille adulte, en mesure de se reproduire. Leur présence à plusieurs endroits a été confirmée, tout comme le fait que les spécimens observés étaient morts ou dans un état léthargique.

« Ce n’est pas un phénomène localisé, donc ce n’est pas lié à un déversement de matière contaminée. Si ça avait été le cas, on aurait eu une mortalité de plusieurs espèces, pas seulement d’éperlans adultes, note Amélie Bérubé, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. On peut aussi éliminer une cause liée à la qualité du milieu. Parfois, certaines conditions peuvent faire en sorte que l’oxygène ne soit pas suffisant en période hivernale, mais ce n’est pas le cas du lac Otis. »

Le ministère envisage deux hypothèses. La première est liée à une maladie ou un parasite. « On peut penser à une bactérie, un virus ou un champignon. Les échantillons sont traités par un laboratoire du Centre québécois sur la santé des animaux sauvages qui va déterminer si c’est le cas. »

La deuxième met en cause une période de frai difficile. « C’est un phénomène naturel qu’on observe parfois. On ne voit pas habituellement de mortalité importante chez l’éperlan, mais des conditions printanières difficiles, un épuisement et des retards dans la reproduction pourraient avoir provoqué la situation. C’est plausible considérant que seuls des adultes ont été découverts », estime la biologiste.

Le ministère espère obtenir des résultats au cours de la semaine prochaine. « C’est un dossier jugé assez prioritaire », assure Amélie Bérubé.

Cette dernière ne s’inquiète toutefois pas de la survie de l’éperlan qui nourrit d’autres espèces d’intérêts pour les pêcheurs sportifs.

« La population d’éperlans est capable de rebondir très rapidement. On observe une grosse variation quant à leur nombre, notamment au lac Saint-Jean. Malgré la forte mortalité, si ce n’est pas un phénomène qui se répète année après année, ce n’est pas très préoccupant pour la population. Ça ne prend pas beaucoup d’éperlans adultes pour assurer la reproduction. »