Les frères Guillaume et Sébastien Maltais ont acheté le couvoir du boulevard Saint-Jean-Baptiste, en septembre.

Deux frères aux commandes du Couvoir

Les frères Guillaume et Sébastien Maltais, âgés de 23 et 25 ans, ont récemment acquis le Couvoir de Chicoutimi. Une suite logique qui n'a pas demandé une longue réflexion pour ces deux passionnés qui ont baigné toute leur enfance dans l'agriculture.
Il y a deux ans, les frangins avaient voulu acheter cette entreprise, mais c'est l'employée de longue date de l'établissement, Josée Lavoie, qui avait pris les rênes. En mai, cette dernière a contacté Guillaume pour lui proposer de racheter le seul couvoir grande surface de la région. «Nous n'avons pas hésité une seconde! Nous y sommes allés à 100 000 milles à l'heure», relate le plus jeune des frères, qui détient 70% des parts de l'entreprise. Son aîné possède la différence.
La vente a été entérinée en septembre. Depuis cette bonne nouvelle, les Maltais ne comptent pas les heures en vue de vivre leur première saison. «On ne compte pas le temps qu'on investit là-dedans. Quand tu es un passionné, tu ne regardes pas ça», fait valoir Guillaume, qui a complété un DEC en gestion d'entreprise agricole. Pour Guillaume et Sébastien, il s'agit d'une tâche à temps partiel. Le premier est inséminateur; le second, comptable. Ils ont donc les capacités nécessaires pour relever ce défi.
Selon eux, la voie était tracée pour qu'un tel projet se concrétise. «J'ai fait mon DEC dans cette optique d'avoir plus tard une entreprise», commente Guillaume. «Moi, je voulais être mon propre patron. C'est une opportunité qu'on ne pouvait pas laisser passer», souligne pour sa part Sébastien, comptable à Québec.
Les deux Chicoutimiens, qui ont grandi à proximité du Couvoir, où la famille a toujours acheté ses poules, sont de véritables passionnés. Leurs yeux pétillent et leur voix est empreinte de dynamisme et d'excitation lorsqu'ils parlent de leur projet. «On a baigné dans l'agriculture. Notre emploi au secondaire était de travailler sur la ferme de notre oncle», relate Sébastien. «On a toujours eu des poules à la maison depuis que j'ai deux ans. Nous avions une étable avec une centaine de poules», mentionne Guillaume.
Pour la première saison, de mars à juillet, les Maltais comptent effectuer une «année de test», question de se familiariser avec l'entreprise et de créer un lien avec la clientèle, déjà établie. «Nous devons démontrer à la clientèle que nous allons offrir le même bon service que par le passé et qu'ils peuvent nous faire confiance. Ce sera aussi une année de promotion pour augmenter la visibilité de l'entreprise», détaille Sébastien. Ils seront d'ailleurs présents au prochain Salon des animaux exotiques. Pour la suite, Guillaume et Sébastien débordent de projets (voir autre texte).
Selon les deux frères, les perspectives sont encourageantes avec une clientèle établie et une forte conviction de rejoindre plus de gens.