Deux équipes COVID pour la police de Saguenay

Le Service de police de Saguenay (SPS) compte deux équipes formées spécialement pour intervenir pendant la pandémie de COVID-19. Elles disposent d’équipements de protection accrus, de matériel de désinfection ainsi que de dispositifs antiémeutes.

Ces deux équipes de patrouilleurs spécialisées, qui diffèrent des équipes chargées de répondre aux appels de dénonciation, sont postées à deux endroits différents de Saguenay depuis les débuts de la crise, 24h sur 24h, sept jours sur sept.

Le SPS a cependant préféré demeurer discret sur les interventions de ces équipes spéciales, appelées «équipes COVID», mettant plutôt l’accent sur les équipes chargées de répondre aux appels de dénonciation.

Les patrouilleurs des équipes COVID ont reçu une formation spéciale liée aux mesures sanitaires au début de la crise et deux véhicules ont été préparés et équipés spécifiquement pour leurs besoins. Le corps policier municipal ne partage d’ailleurs pas le nombre d’agents formés ni le positionnement des deux équipes, qui ont été aperçues par différents citoyens dans les dernières semaines.

«Lorsqu’un appel rentre chez nous et qu’on s’aperçoit qu’avec les gens avec qui on va faire affaire, qu’il y a un risque ou qu’on pense qu’il y a un risque, ce sont ces équipes-là, avec les équipements et la formation qu’ils ont reçue, qui se déplacent», a expliqué le porte-parole du SPS, Bruno Cormier, en entrevue avec Le Quotidien.

Différentes interventions

Les policiers ont réalisé plusieurs interventions de différente nature depuis les débuts de la crise. Par exemple, mercredi, une équipe s’était déplacée sur les lieux d’un décès, dans un secteur en forêt. Ne sachant pas si l’individu présentait des symptômes de la COVID-19 avant sa mort, ce sont alors les patrouilleurs de cette équipe spéciale qui sont chargés de récupérer le corps en respectant des mesures sanitaires strictes.

«Ils ont leur propre équipement, tout le nécessaire pour se désinfecter après, et ils ont toute la machinerie pour laver leur linge», a ajouté le porte-parole, qui ne pouvait fournir des informations supplémentaires sur ces équipements spéciaux. Les policiers ont également à leur disposition de l’équipement antiémeute en cas d’intervention auprès d’individus récalcitrants ou violents.

Lorsqu’un appel de dénonciation est reçu par les policiers de la part du public et qu’une personne infectée par la COVID-19 serait impliquée, les équipes spéciales interviennent en premier lieu, plutôt que celles dédiées aux appels de dénonciation et à la sensibilisation.

Bruno Cormier ne pouvait préciser si la formation de ces deux équipes découlait d’une demande ministérielle ou d’une initiative du corps policier.

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AUCUN BILLET D’INFRACTION DEPUIS TROIS SEMAINES

Aucun nouveau billet d’infraction n’a encore été remis depuis près de trois semaines à Saguenay en lien avec les mesures de confinement et de distanciation sociale.

Les deux derniers constats remis remontent toujours au 30 avril à Saguenay, a précisé Bruno Cormier, porte-parole du Service de police de Saguenay. Rappelons que 51 constats de plus de 1500 $, en incluant les frais, ont été émis depuis le début de la crise sur le territoire.

Les appels de dénonciation en lien avec le respect des mesures de distanciation sociale et de confinement demeurent également moins nombreux depuis les dernières semaines.

Une vingtaine d’appels sont reçus chaque jour actuellement et trois équipes de patrouilleurs demeurent dédiées à répondre à ces appels dans chaque arrondissement de Saguenay.

Le corps policier était d’ailleurs en attente mercredi du décret ministériel lié aux nouvelles mesures autorisant les rassemblements de 10 personnes qui entrera en vigueur vendredi.