Le président de la Fondation Asselin, Conrad Masson, a expliqué les grandes lignes du projet Persévérance et réussite scolaire. Il était accompagné des représentants des partenaires de ce projet. Il s’agit de Yanick Gagnon du Patro de Jonquière, Richard Villeneuve et Jacynthe Larouche des Caisses Desjardins de Jonquière et Kénogmai, et de Raynald Thibeault, directeur général du Cégep de Jonquière.

Desjardins débloque 150 000$ pour le raccrochage

Les étudiants du Cégep de Jonquière qui décrochent de leurs études pour des problèmes passagers bénéficieront d’une seconde chance. Desjardins et trois autres partenaires mettent en place une stratégie de raccrochage dotée d’une enveloppe de 150 000 $.

Ce projet unique a été développé en collaboration avec la Fondation Asselin, le Cégep de Jonquière et le Patro de Jonquière. Les besoins ont été identifiés à partir d’une consultation dans le milieu pour identifier les meilleurs projets à financer à partir du fonds d’aide au milieu des Caisses Desjardins de Kénogami et de Jonquière.

Le projet présenté jeudi s’inscrit dans le plan stratégique 2017-2022 de la Fondation Asselin et le président Conrad Masson a réitéré la mission de l’organisme qui vise la diplomation du plus grand nombre possible de jeunes.

« Nous avons rencontré Yanick Gagnon du Patro de Jonquière et nous avons eu des discussions afin de trouver des moyens pour ramener les décrocheurs à l’école. L’idée est de les ramener à l’école pour les aider à obtenir un diplôme pour les sortir de la pauvreté », plaide Conrad Masson.

La Fondation Asselin entend répartir les 30 000 $ de budget par année pour des supports financiers de l’ordre de 17 000 $ et un support à la vie étudiante de 13 000 $. Conrad Masson précise que les chiffres ne sont pas coulés dans le béton et pourraient changer pour s’ajuster à la réalité.

Le directeur du Patro, Yanick Gagnon, estime que la mise en place de ce projet pourrait facilement permettre de venir en aide à plus ou moins 25 jeunes par année, ce qui représente 125 diplômés de plus sur une période de cinq ans. « Chaque soir, quand les services publics ferment, nos travailleurs de rue partent avec leur sac à dos orange contenant des outils d’intervention comme des seringues pour les drogues injectables et autre matériel. Ils auront avec ce projet de nouveaux outils qui leur permettront de proposer des choses à des jeunes vulnérables. »

Pas question, selon le directeur du Patro, de donner des chèques en blanc. Les jeunes qui recevront du support seront accompagnés et surtout encadrés de façon à ce que l’aide permette au jeune de réintégrer l’école pour obtenir un diplôme. 

Surveillance au secondaire

En point de presse, Conrad Masson a indiqué que des sommes seraient accordées pour le secondaire.

Le Patro aura des yeux à l’école secondaire alors qu’un intervenant veillera à répondre aux demandes des jeunes présentant des risques de décrochage tout en leur offrant des services adaptés à leur situation. Un deuxième intervenant sera en fonction dans les résidences du Cégep de Jonquière. Il s’agit d’un site identifié pour rencontrer des étudiants qui ont des difficultés passagères qui risquent de les amener à décrocher.

Le Cégep de Jonquière aura un rôle à jouer dans ce projet. Les différents services professionnels du Cégep apporteront une attention particulière à cette clientèle plus fragile. Le directeur de l’établissement, Richard Thibeault, explique qu’il existe déjà des activités pour aider les jeunes dans leur cheminement collégial comme la cuisine collective. Le nouveau projet aura des effets positifs puisque chaque année, des jeunes abandonnent les études dès la première session.

Le directeur général de la Caisse Desjardins de Jonquière, Richard Villeneuve, insiste sur les impacts positifs pour la société en général de ce projet. Il fait ressortir que les jeunes qui reviendront aux études et obtiendront des diplômes, sans régler tous les problèmes, font partie de la solution à la pénurie de main-d’œuvre qui s’amplifie dans la région. Il estime que ce projet s’intègre très bien dans les valeurs de Desjardins.

Sa collègue de la caisse de Kénogami, Jacynthe Larouche, est revenue sur la consultation menée par Desjardins pour identifier un problème et y apporter une solution. Elle a souligné le travail des représentants de tous les organismes, ainsi que ceux de la Ville, qui ont participé à cette activité qui a permis de créer le projet et de le concrétiser.