Desbiens a réussi à vendre l'usine Glassco pour une somme de 300 000$ et un projet de relance des installations pourrait se réaliser.

Desbiens vend enfin l'ancienne usine Glassco

Desbiens a réussi à vendre l'usine Glassco et un projet de relance des installations pourrait se réaliser.
<p>Très prudent, Nicolas Martel ne s'emballe pas trop vite sur un possible projet d'investissement.</p>
Un des anciens actionnaires de la compagnie Glassco, Gaston Desmeules, a payé 300 000 $ pour acquérir la bâtisse de la municipalité. Il n'a pas voulu faire de commentaires sur la nature des investissements qu'il aimerait réaliser. « Je n'ai rien à dire, vous surveillerez ce qui va se passer sur le terrain », s'est contenté de dire l'homme de 78 ans.
Le maire Nicolas Martel se réjouit de ce dénouement. « La municipalité récupère ses billes parce qu'elle a perdu 400 000 $ en frais juridiques et arrérages de taxes. C'est une bonne nouvelle pour la localité. Au moins, on n'aura pas tout perdu dans cette histoire », a-t-il déclaré.
Pour ce qui est des investissements qui pourraient être faits, Nicolas Martel demeure prudent. « C'est au promoteur de vous dire ce qu'il prévoit faire. Ça semble intéressant, ça tient la route, mais on a été tellement déçus dans le passé et on a tellement vécu de faux espoirs que nous allons le croire quand il y aura un projet concret », a-t-il affirmé.
Il pense que cet homme d'affaires originaire de Desbiens veut redonner à sa communauté en créant un projet viable qui ne serait pas dans le domaine forestier.
Par contre, Nicolas Martel se demande ce que pourra faire un promoteur avec un bâtiment qui a pris de l'âge et qui n'a pas été entretenu depuis huit ans. « Il y a des secteurs plus maganés que d'autres. Il y a eu de l'infiltration d'eau dans le secteur des bureaux. Par contre, le secteur de l'usine avec le plancher en béton semble encore utilisable. Le site a des avantages, le gaz passe en avant, il y a de l'eau à proximité et le chemin de fer s'y rend », énumère-t-il.
« On va attendre de voir pour la suite des choses. Pour l'instant, je suis content pour les citoyens d'avoir récupéré 75 % du montant qu'on nous devait », a-t-il conclu.
Cette transaction met fin à un long processus ponctué de rêves anéantis et de recours juridique. La venue de l'entreprise Natursac n'a pas duré longtemps. Elle a fermé après un an d'opération. L'entreprise Canwall n'a pas eu plus de succès. Finalement, un recours judiciaire a eu lieu entre Glassco et la municipalité pour les taxes impayées. La localité avait récupéré la bâtisse et les terrains.