Environ 25 usagers se sont massés dans la petite salle de réunion de la STS et ont interrogé à tour de rôle les membres du conseil d’administration afin de se plaindre des changements survenus dans plusieurs circuits.

Des usagers de la STS expriment leur colère

La plus récente réunion du conseil d’administration de la Société de transport du Saguenay (STS) n’a pas été de tout repos, mercredi après-midi. Plusieurs usagers et chauffeurs d’autobus se sont présentés sur la rue Bersimis afin d’interroger les élus et le directeur général, Jean-Luc Roberge, sur les changements intervenus dans le cadre du projet Accès.

Environ 25 usagers se sont massés dans la petite salle de réunion et ont interrogé à tour de rôle les membres du conseil d’administration afin de se plaindre des changements survenus dans plusieurs circuits.

Les élus présents, soit Martin Harvey, Michel Tremblay, Carl Dufour et Jean-Marc Crevier, ce dernier agissant comme président par intérim en l’absence de Marc Pettersen, ont écouté attentivement les citoyens même si, parfois, il y avait un certain désordre dans les interventions.

Plusieurs citoyens ont demandé le rétablissement des anciens trajets d’autobus, la mise en place d’un service complet les samedis et dimanches soir, tandis que certains ont déploré les changements dans les circuits qui causent certains inconvénients comme l’allongement des temps de transport. Le mauvais état de certains abribus, la mise en place d’une tarification spéciale pour les personnes déclarées invalides et autres ont fait partie du panier de récriminations. 

Ces citoyens se sont présentés à l’initiative de Sylvie Dusseault, une dame qui utilise les services de la STS et qui souhaite former un nouveau comité afin de rencontrer la mairesse Josée Néron pour faire part de ses revendications.

À chaque intervention, le directeur général, Jean-Luc Roberge, a tenté d’apporter des réponses en expliquant que depuis janvier 2018, le projet Accès se déploie avec des investissements importants et des modifications visant à optimiser l’utilisation du transport en commun au Saguenay. 

« On est présentement dans une année charnière au sein de l’organisation. On a aboli les titres de passage papier parce qu’il y avait de la fraude, des gens qui ne payaient pas ou qui reproduisaient des titres », a indiqué M. Roberge lors d’une intervention.

À plusieurs reprises, le directeur général a invité le public à consulter le service à la clientèle de la STS afin de connaître les options de circuit qui s’offrent lorsqu’ils désirent se déplacer d’un point à un autre de la ville.

Un citoyen est intervenu pour déplorer que la STS ait été sous-financée sous l’administration du maire Jean Tremblay en affirmant que, pour lui, il ne s’agissait pas d’une priorité. Ce citoyen a ajouté que le sous-financement se poursuit alors que la Ville s’apprête à élaborer un projet de stationnement dans le centre-ville de Chicoutimi et refuse d’instaurer la mise en place de parcomètres afin de mettre en application le principe de l’utilisateur-payeur.