Un autobus rempli de pèlerins était attendu sur le coup de 10h, jeudi matin. Le groupe était mené par Réjean Lessard, prêtre du Diocèse de Québec.

Des trésors oubliés

Une quarantaine de pèlerins étaient venus de Québec, jeudi, pour admirer les 16 vitraux, les deux rosaces et les portes de cuivre de l’église Sainte-Thérèse d’Arvida. Guidé par le recteur diocésain du sanctuaire de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, Réjean Lessard, et accompagné par l’ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay, les fidèles en ont profité pour se recueillir devant la relique de la sainte, décédée à l’âge de 24 ans. Et l’église pourrait bien devenir un arrêt régulier des circuits de tourisme religieux dans un avenir rapproché.

Un autobus rempli de pèlerins était attendu sur le coup de 10 h, jeudi matin. Mené par Réjean Lessard, prêtre du diocèse de Québec, le groupe provenant de la Capitale nationale s’était déplacé jusqu’au Saguenay, histoire d’admirer les oeuvres de l’artiste de vitrail Guido Nincheri, mais aussi de se recueillir devant la toute petite relique de Sainte-Thérèse de Lisieux, récemment authentifiée par l’évêque. 

« L’an dernier, lorsque je suis venu pour l’exposition sur Sainte-Thérèse, j’ai été estomaqué en remarquant les vitraux, les portes et les rosaces, qui sont des oeuvres de Nincheri. Ce sont de véritables oeuvres d’art, qui avaient été en quelque sorte oubliées. Il fallait souligner ça », a expliqué le prêtre Réjean Lessard. 

« C’est l’une des rares églises à révéler l’histoire de Sainte-Thérèse par ces 16 vitraux. Et d’autant plus qu’il y a ici une vraie relique. C’est une église patrimoniale, culturelle et historique. C’est une grande richesse spirituelle pour Arvida », a ajouté Réjean Lessard, espérant que cette église sera préservée. 

Le prêtre estime d’ailleurs qu’il y a un grand intérêt pour que le temple devienne un arrêt régulier au sein d’un circuit religieux.

« Les places ont été réservées rapidement et nous comptons revenir l’an prochain ou peut-être même dans six mois », a précisé M. Lessard. 

Le groupe était également accompagné par l’ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui profite de la retraite pour s’impliquer au sein d’organisations religieuses, entre autres occupations. Il assume d’ailleurs la présidence d’honneur de la Fondation du sanctuaire diocésain de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus et on pourrait bien le voir plus souvent dans l’industrie du tourisme religieux au cours des prochaines années. D’ailleurs, Réjean Lessard était ravi d’avoir à ses côtés l’ex-maire, qui est connu à l’échelle provinciale pour sa foi catholique. 

Jean Tremblay n’a pas mis beaucoup de temps avant d’accepter l’invitation de Réjean Lessard. 

« L’église ici est d’une grande beauté, c’est plus riche que le sanctuaire qui est à Québec, même si celui de Québec est plus achalandé. On ne s’en rend pas compte, mais c’est une église exceptionnelle. Quand on a dit aux pèlerins qu’on venait ici, on a tout de suite rempli un autobus », a affirmé jean Tremblay, qui n’était toutefois pas très friand d’accorder une entrevue, la retraite des journalistes ne lui déplaisant pas.

Les fidèles ont pu visiter l’église, de même que la petite chapelle d’adoration située au sous-sol et accessible 24 heures sur 24, avant d’assister à une messe. 

Le groupe était également accompagné par l’ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui profite de la retraite pour s’impliquer au sein d’organisations religieuses.
Les lourdes portes de cuivre sont une oeuvre d’art à elles seules.

Qui est Sainte-Thérèse?

Marie-Françoise Thérèse Martin, dite « Petite Thérèse », est une religieuse carmélite française née le 2 janvier 1873 en France, plus précisément à Alençon dans la région Basse-Normandie. Elle est morte de la tuberculose le 30 septembre 1897 à l’âge de vingt-quatre ans, après neuf ans de vie religieuse.

L’impact de ses publications posthumes en fait l’une des plus grandes saintes du XIXe siècle. La dévotion envers cette religieuse cloîtrée au caractère unique s’est développée partout dans le monde. Elle a été béatifiée puis canonisée dès 1925 par le pape Pie XI.

Les rosaces signées Guido Nincheri ont ravi les pèlerins.
Seize vitraux racontant l’histoire de Saint-Thérèse de Lisieux trônent dans l’église.

Deux nominations au diocèse de Chicoutimi

(Anne-Marie Gravel) - Le diocèse de Chicoutimi annonce deux nominations à la suite du départ à la retraite prochain de l’abbé Jacques Bouchard, responsable du Service diocésain des communications et du Bureau de l’Évêque depuis plusieurs années.

L’abbé Jean Gagné agira comme responsable aux communications pour le diocèse à compter du 6 août prochain. L’abbé Gagné continuera de mettre à profit les médias sociaux et d’y assurer une présence régulière. 

« Comme l’ont exprimé le pape Benoît XVI et le pape François, ces médias sont en quelque sorte “le sixième continent à évangéliser” », affirme Émilien Dumais, vicaire général, dans un communiqué. 

Annie Côté, qui était adjointe aux communications et au Bureau de l’Évêque tout en assumant la fonction de Webmestre, a pour sa part été nommée à titre de secrétaire de l’Évêque. Mme Côté assume déjà ses nouvelles fonctions.