Manifestation de l’APTS, vendredi.
Manifestation de l’APTS, vendredi.

Des travailleurs de la santé qui se sentent invisibles manifestent [VIDÉO]

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Se sentant invisibles aux yeux du gouvernement dans le cadre de leurs négociations nationales, c’est vêtus de costumes de fantômes que des membres de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont manifesté leur mécontentement devant le siège social du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, vendredi.

Le déguisement, bien plus qu’un clin d’œil en cette veille de l’Halloween, visait surtout à illustrer l’absence de « retour sérieux » sur les propositions déposées il y a un an par le syndicat pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public.

Tout comme à presser le CIUSSS pour qu’il aide à faire accélérer les choses.

« Nos enjeux sont déposés, on attend après la partie patronale pour continuer d’avancer, mais c’est très lent actuellement. Alors là on interpellait notre employeur pour lui demander lui aussi à son tour de mettre de la pression sur le gouvernement pour qu’on puisse négocier et en arriver à une entente de principe », indique Nancy Poulin, représentante nationale à l’APTS.

Bien que les négociations nationales concernent plusieurs questions, comme les salaires, les primes, les droits parentaux et les régimes de retraite, Nancy Poulin insiste pour dire que la surcharge de travail est présentement l’un des enjeux principaux.

« Nous voulons une véritable négociation, des travaux soutenus et un retour du gouvernement sur les demandes que nous avons présentées pour sauver le réseau de la santé et des services sociaux, qui se dirige droit dans un mur à l’heure actuelle », ajoute la représentante, qui précise que l’APTS a suggéré la semaine dernière qu’un calendrier de négociations soit élaboré.

Elle souligne qu’un « solide coup de barre » est nécessaire, notamment en ce qui a trait à l’attraction et à la rétention du personnel, la pénurie de main-d’œuvre entraînant une surcharge de travail dite écrasante pour les membres.

Ils étaient nombreux devant l’édifice de la rue Jacques-Cartier Est, en début d’après-midi vendredi, pour revendiquer l’accélération des discussions à la table de négociations.

« Travailler à se rendre malade, c’est terminé! Les directions d’établissement sont aux premières loges pour constater que le réseau est sur le respirateur artificiel. Nous demandons à notre PDG de reconnaître l’urgence de mettre fin à la surcharge de travail et demander à la présidente du Conseil du Trésor, Sonia Lebel, et au ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, de mettre en place de véritables mesures d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre. C’est la survie de nos services qui est en jeu », lance de son côté Yves Tremblay, président de l’exécutif local de l’APTS au Saguenay Lac-Saint-Jean.

Les membres de l’APTS s’étaient déguisés en fantôme pour la manifestation.