Des terrains achetés pour le chemin d'accès

La minière Arianne Phosphate a acheté la semaine dernière six terrains de Sainte-Rose-du-Nord appartenant à des citoyens en vue d'y aménager une portion du chemin d'accès vers son projet de mine d'apatite au Lac à Paul. La société espère pouvoir commencer les premiers travaux sur le terrain l'hiver prochain.
Des options d'achat avaient déjà été déposées depuis un moment en vue de l'acquisition des terrains qui sont situés à la limite entre Sainte-Rose-du-Nord et Saint-Fulgence, au sud de l'ancienne scierie Girard de Produits forestiers Résolu.
La signature des contrats de vente et la remise des chèques ont bouclé le processus d'achat la semaine dernière. Aucune habitation n'était construite sur les secteurs ciblés. Il s'agissait essentiellement de lots boisés, a expliqué au Quotidien Jean-Sébastien David, chef des opérations d'Arianne Phosphate.
Il s'agit d'une étape de plus pour la minière qui se réjouit de la progression de son projet depuis les deux derniers mois. « Après près de cinq ans de travail sur le projet, je peux dire que les deux derniers mois ont été les plus beaux », a-t-il souligné. Les développements des derniers mois ont donné un regain d'énergie à l'équipe, a ajouté M. David.
Fournisseurs
Arianne Phosphate a récemment signé avec quelques fournisseurs : Constructions Proco (ingénierie de structure et architecture des bâtiments), Rio Tinto (partage de services maritimes), Hydro-Québec (blocs d'énergie additionnels pour l'alimentation en électricité), ABB (ingénierie, approvisionnement, électrification et automatisation).
« On continue nos pourparlers avec les clients pour placer le produit. Pour placer le financement, il faut avoir placé le produit pour pouvoir approcher des grandes firmes d'investissement, des banquiers et d'autres grands joueurs », a-t-il expliqué.
Jusqu'à maintenant, 400 M $ en investissement ont été dénichés grâce au groupe de financement des différents fournisseurs déjà impliqués dans le projet.
Premiers travaux à l'hiver
Dans les prochains mois, Arianne Phosphate travaillera à préparer ses lots de travail et espère pouvoir lancer ses premiers appels d'offres de déboisement à l'automne afin d'entreprendre la construction des camps.
« Il faut construire un petit village : les logements pour les travailleurs, les systèmes de traitement des eaux et d'eau potable. On en a pour plusieurs mois de travail », a-t-il expliqué. La société souhaite ensuite que les travaux de bétonnage et de montage d'acier sur le site minier commencent au printemps.
Les démarches en vue de la réalisation du port en eau profonde sur la rive nord du Saguenay se poursuivent. Deux études supplémentaires à l'étude d'impact ont été récemment demandées à la société par le ministère de l'Environnement fédéral.
La minière choisit la fibre optique
Arianne Phosphate a décidé de laisser tomber l'installation de tours de communication à micro-ondes au profit de la fibre optique pour assurer ses communications.
« Nous avons décidé de choisir la fibre optique, qui assurera une meilleure sécurité et fiabilité pour la transmission de nos informations », a mentionné Jean-Sébastien David, chef des opérations d'Arianne Phosphate.
Il estime que le sixième Forum minier régional, dont il sortait vendredi, lors de l'entretien accordé au Quotidien, a bien démontré l'importance névralgique de la technologie dans les mines, de nos jours. L'utilisation de la fibre optique demandera des investissements supplémentaires qui rapporteront cependant beaucoup à la future mine, estime M. David. « Notre mine ne sera pas si loin, elle est à 200 kilomètres au nord de Saguenay. Nous avons cette possibilité de passer de la fibre optique, tandis je connais plusieurs responsables de mines dans le Nord-du-Québec qui aimeraient pouvoir faire de même ! »
La fibre optique permettrait aussi d'aménager des salles de contrôle à Chicoutimi, au lieu de les construire sur le site minier.