Les Laterrois, qui s’étaient mobilisés, ne doivent pas tenir pour acquis une éventuelle baisse de taxes municipales, même si la Ville reconnaît qu’ils paient une partie des services des quartiers centraux.

Des scénarios pour compenser le financement de l’aqueduc

Comme les Laterrois et autres citoyens de la périphérie de Saguenay paient une partie de l’aqueduc des résidants des quartiers centraux, le conseiller municipal Michel Potvin ouvre la porte à une révision de la taxation et confirme que différents scénarios sont évoqués à la Ville.

Le comité composé de citoyens et d’élus créé l’hiver dernier pour étudier la question de la taxation dans la périphérie de Saguenay, à la suite du mouvement de contestation lancé par des citoyens de Laterrière outrés de l’augmentation de leurs taxes municipales, a fait le constat que les résidants des secteurs ruraux finançaient une partie du service d’aqueduc des quartiers plus peuplés, sans en tirer de bénéfices.

Le conseiller municipal de Laterrière et président de la commission des Finances, Michel Potvin, affirme que des fonctionnaires municipaux oeuvrent sur une grille pour évaluer la question. Certains cas de figure sont évoqués à la Ville, depuis que les travaux de ce comité ont débuté en février.

« Les Laterrois paient ces frais à même leurs taxes. On essaie de trouver un juste milieu. Il y a plusieurs solutions qui sont possibles : est-ce qu’on va partager ça, 80 %/20 %, 50 %/50 %, ou une autre proportion du montant, ça reste à déterminer », insiste M. Potvin, rappelant qu’il est ici question d’argent et que la situation budgétaire de Saguenay n’a pas changé dans les derniers mois.

En janvier, une assemblée publique entre les citoyens de Laterrière et le conseiller Potvin avait donné lieu à des échanges musclés. L’édifice municipal du secteur débordait pour l’occasion. Bon nombre d’entre eux s’étaient présentés à une séance du conseil municipal, la semaine suivante, vêtus d’un gilet jaune pour rappeler le mouvement de contestation français. Michel Potvin précise que le ton est maintenant à la discussion.

Acceptabilité

Selon les estimations du conseiller, sur un peu plus de 40 000 propriétés taxées à Saguenay, il y en aurait 8500 qui utiliseraient des fosses septiques, parmi lesquelles environ 3000 n’auraient pas accès à l’aqueduc municipal et posséderaient des puits artésiens.

« On regarde le problème, mais on doit trouver une solution qui sera acceptée par tous les conseillers », rappelle Michel Potvin.

La prochaine rencontre entre le comité citoyen et les élus est prévue à l’automne. Advenant qu’une solution soit trouvée et approuvée, elle sera incluse dans le budget de la Ville, déposé à la fin de l’année.