L'inspecteur de la CNESST, Jean-Martin Cloutier, a mentionné qu'assis aux commandes du débardeur, l'espace entre les roues avant et arrière n'est pas visible, ni à gauche ni à droite.

Des recommandations de la CNESST

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) rappelle aux employeurs l'importance de réaliser des analyses de risques sur la machinerie forestière. Le 7 juin 2016, un travailleur a perdu la vie sur le chantier de construction de la nouvelle ligne Chamouchouane-Bout-de-l'Île d'Hydro-Québec.
Selon les faits présentés, vers 6h le jour de l'accident, survenu sur le chantier à 34 kilomètres à l'ouest de Roberval, sur une route forestière, un débardeur sans charge s'est immobilisé, moteur en marche, à proximité de l'aire de préparation des travailleurs.
Mercredi, Jean-Martin Cloutier, l'inspecteur responsable de l'enquête portant sur le décès d'un travailleur de Midifor, de Chaudières-Apalaches, écrasé sous les roues d'un débardeur, a dévoilé les résultats de ses travaux en compagnie de la directrice régionale, Violaine Lavoie.
Selon les faits présentés, vers 6h le jour de l'accident, survenu sur le chantier à 34 kilomètres à l'ouest de Roberval, sur une route forestière, un débardeur sans charge s'est immobilisé, moteur en marche, à proximité de l'aire de préparation des travailleurs. Ceux-ci chargeaient leurs véhicules tout-terrain en bordure du chemin afin de se diriger sur le chantier. Pendant que le conducteur, de son poste de travail, discutait avec un collègue sur sa gauche, un autre travailleur s'est approché de l'engin du côté droit pour y déposer un outil dans un coffre situé au centre de la machine. Ce dernier se trouvait alors devant la roue arrière droite. Le conducteur aux commandes ayant terminé sa conversation avec le premier travailleur a regardé à gauche et à droite, puis est reparti. Le travailleur au centre a alors été écrasé à mort sous la roue.
Quatre causes
Selon le constat effectué par l'inspecteur Cloutier, quatre causes expliquent l'accident. La première est reliée au fait que le débardeur est entré dans l'aire de préparation des travailleurs, ce qui expose ces derniers à la zone de danger de la machine. La seconde est reliée au fait que le travailleur s'est approché du débardeur à l'insu du conducteur et se tenait devant la roue arrière du débardeur. L'absence de vérification des angles morts du conducteur du débardeur a entraîné l'écrasement du travailleur. La planification du déplacement du débardeur sans charge était déficiente puisqu'un horaire ou un trajet différent aurait pu faire en sorte qu'aucun travailleur ne soit exposé au danger, selon le rapport produit.
«Nous croyons qu'il faut éviter la cohabitation du débardeur avec la zone de préparation des travailleurs. Si le conducteur du débardeur avait demandé de s'éloigner de la machine et si la victime s'était assurée d'être vue par le conducteur par des signes ou communications radio, ce ne serait pas arrivé», précise M. Cloutier.
Aucune recommandation précise n'a été déposée mis à part le fait que toute personne doit se trouver hors de la zone dangereuse de la machinerie forestière.
La CNESST transmettra son rapport au Comité paritaire de prévention du secteur forestier afin qu'il sensibilise ses membres concernant les dangers reliés aux zones de dangers autour des machines forestières. Il est proposé également de mieux diffuser les plans de circulation sur les chantiers comme cela se fait également sur les chantiers de construction.