Marc-André Bergeron a participé à l’expérience du photomaton UV, au Cégep de Chicoutimi.

Des rayons qui font mal

Une ribambelle d’étudiants du Cégep de Chicoutimi ont défilé au photomaton UV de la Société canadienne du cancer, lundi. Chacun se faisait prendre en photo et découvrait les dommages invisibles à l’œil nu que l’exposition au soleil laisse derrière. « C’est un travail constant de sensibilisation », explique l’agente des services à la communauté de la Société, Virginie Gagnon. Elle s’attendait à voir passer devant l’appareil photo de 250 à 300 étudiants.

Chaque année, le photomaton fait le tour de plusieurs institutions scolaires. « On vise les jeunes de 15 à 24 ans. On voit que ce sont eux qui n’ont pas les meilleures habitudes de protection solaire, ajoute-t-elle. En revanche, ça s’améliore d’année en année. » Le photomaton prend deux photos du visage des participants, une avec la lumière normale, et l’autre où le visage est soumis à des rayons qui révèlent les dommages que le soleil fait. 

« L’important, c’est vraiment de faire réaliser aux jeunes qu’ils ne voient peut-être pas de problème à court terme, mais que dans plusieurs années, ils s’exposent à des maladies graves, ajoute Mme Gagnon. Hiver comme été, on doit penser à porter de la crème solaire si on prévoit être exposé pour au moins 20 minutes au soleil. »

« Pour l’instant, ces taches sont encore invisibles, mais si tu ne prends pas de précautions, elles grandiront et seront visibles à l’œil nu », explique l’un des étudiants en soins infirmiers qui participent à l’événement en tant que bénévole, à ceux qui ont bien voulu faire l’expérience. 

« Ce sont des taches qui sont là et qui ne partiront jamais. Ça ne peut qu’empirer, c’est pourquoi il est important de mettre de la crème solaire et de porter un chapeau ou une casquette lorsque nous sommes au soleil », ajoute sa collègue. 

Une dizaine d’étudiants en soins infirmiers se sont impliqués lors de la journée de prévention. Ils avaient la tâche d’analyser les photos des participants et de transmettre les saines habitudes à adopter. 

« C’est très intéressant pour les étudiants. Ça leur fait travailler un côté qui est moins touché dans leurs stages, la prévention », soulève leur enseignante, Marie-Hélène Fortin. 

Marc-André Bergeron sait maintenant à quel point le soleil cause des dommages sur sa peau.

Des étudiants surpris

Plusieurs participants se sont dits étonnés des résultats. 

« Je ne m’attendais pas à être si touché par les dommages que ça », raconte une étudiante. 

Et pour d’autres, ce n’était pas une surprise puisqu’ils connaissaient les risques de prendre du soleil sans protection convenable.

« Je sais que je devrais mettre de la crème solaire, mais je n’y pense pas vraiment, explique l’étudiant Marc-André Bergeron. Avec la photo, je sais que ça pourrait être bien pire que ce ne l’est. Je vais essayer de changer mes habitudes pour cet été. » 

Comme il fait du volley-ball de plage durant l’été, les conseils de protection lui seront précieux durant les longues journées de tournoi. 

« Il n’est pas trop tard pour me réchapper », conclut-il.