Jean-Édouard Bouffier-Emazoyer, Léa Carré et Léa Saint-Pierre-Castonguay ont planté plus d'une cinquantaine d'arbres fruitiers de 25 variétés différentes dans la forêt-école du cégep sur une superficie de 35 mètres carrés pour réaliser leur projet de Forêt comestible étudiante.

Des projets concrets qui portent leurs fruits

Les finissants en Techniques du milieu naturel de Saint-Félicien ont travaillé sur des projets très concrets de développement durable qu'ils présentent au public.
Les étudiants sont invités à faire leur contribution pour atteindre 1000 km en deux jours.
Ils sont 70 étudiants regroupés en 20 équipes qui ont travaillé, au cours des deux dernières années, pour mener à terme ces projets porteurs.
Signe qu'une bonne idée peut faire du chemin, les trois étudiants qui ont concocté le projet Forêts comestibles étudiantes ont vu leur initiative se concrétiser à plus grande échelle sur le terrain du cégep et aussi à Chibougamau pour déployer des forêts nourricières.
Léa Saint-Pierre-Castonguay, Léa Carré et Jean-Édouard Bouffier-Emazoyer ont planté plus d'une cinquantaine d'arbres fruitiers de 25 variétés différentes dans la forêt-école du cégep sur une superficie de 35 mètres carrés. « L'idée est venue d'un sondage fait auprès des étudiants du cégep qui disaient qu'ils ne mangeaient que d'une à trois portions de fruits par jour, loin des besoins quotidiens. La raison était le prix des fruits. On a donc eu l'idée de faire ce projet pour permettre aux étudiants de pouvoir se procurer des fruits à peu de frais », souligne Léa Saint-Pierre Castonguay.
Dans cette section de la forêt-école, on retrouve de l'argousier, car la plante permet de fixer l'azote, des pommiers, des pruniers, des plants de bleuets et de framboises et bien d'autres variétés. Les plants sont tapissés de fines herbes. En plus de leur bon goût, elles permettent de faire fuir les insectes.
Comme le projet est un succès, il sera transformé à grande échelle sur un terrain adjacent du cégep.
Épices boréales
Un groupe d'étudiants s'est intéressé aux plantes boréales pour développer des produits comme du chocolat, du baume ou des thés. Leur chocolat à la menthe sauvage et l'autre au merisier sont très bons. « Pour 300 grammes de chocolat, il n'a fallu que deux gouttes d'huile essentielle. Il y a du potentiel pour développer des produits à partir des essences que l'on trouve dans notre forêt. On connaît les épices de partout dans le monde, mais on ignore ce qui se trouve ici », mentionne Fabien Poirier.
L'équipe de Jouvence boréale a séduit le jury lors du Concours en entrepreneuriat et développement durable du Cégep de Saint-Félicien en remportant la deuxième place. Leur projet sera présenté à Montréal lors d'un congrès sur les petites entreprises en démarrage.
Pédaler
L'Escouade verte du cégep fait pédaler les étudiants pour atteindre 1000 km en deux jours afin de souligner leur présence au sein de la caravane du Grand défi Pierre Lavoie. Les étudiants accompagnent les participants dans le tri de leur déchet et ainsi réduire leur empreinte écologique.
Cette présentation des projets est ouverte au public. Les gens pourront en apprendre plus sur la protection d'espèces animales comme les crécerelles ou les chauves-souris, pour lutter contre le gaspillage alimentaire, les surpopulations de chats et la forte mortalité d'oiseaux en ville. Aussi, on donne des trucs aux chasseurs pour déterminer l'âge des orignaux, réaliser des tests d'eau ou fabriquer des murs de végétaux, bien stabiliser les berges avec des végétaux ou faire de l'aquaponie.
L'exposition se poursuit jeudi de 9 h à 17 h.