La mairesse de Saguenay, Josée Néron, aimerait profiter de la construction d’un aréna au centre-ville de Chicoutimi pour remplacer l’autogare.

Des programmes déjà identifiés

Le projet de stationnement étagé jumelé à un amphithéâtre comme voudrait le faire la mairesse Josée Néron serait théoriquement financé à partir du Programme québécois des infrastructures (PQI) qui est doté d’une enveloppe de 100 G$ pour la période 2018-2028.

Il s’agit de l’information confirmée au Quotidien par Cynthia St-Hilaire, attachée de presse du président du Conseil du trésor Pierre Arcand. C’est à partir de ce programme général que le gouvernement du Québec a accordé une aide financière de 26 M$ pour financer le stationnement étagé de 400 cases de la Place des canotiers dans le Vieux-Port de Québec.

« Le gouvernement fédéral n’avait pas de programme pour financer les projets d’un stationnement étagé. Ottawa a financé la partie parc du projet et nous avons accordé le financement pour le stationnement », a expliqué l’attachée de presse du ministre.

« Si le gouvernement a accordé le financement pour un stationnement étagé à la Place des canotiers, il n’y a pas de raison pour lesquelles on n’accorderait pas de financement pour un stationnement étagé à Chicoutimi », a-t-elle ajouté. Ce qui signifie qu’il n’y a aucun critère dans le programme des infrastructures qui empêcherait Québec d’accorder une aide financière pour le remplacement du stationnement étagé actuel qui a atteint sa durée de vie utile.

Québec n’est pas en mesure d’identifier pour le moment le programme de financement pour l’amphithéâtre. L’attachée de presse du premier ministre Philippe Couillard, Joçanne Prévost, explique qu’il faut attendre le dépôt d’un projet avant d’identifier le ou les programmes qui permettront au gouvernement d’appuyer la ville de Saguenay.

« M. Couillard a pris l’engagement à l’effet que le gouvernement allait appuyer la Ville de Saguenay pour un projet d’amphithéâtre et l’engagement est ferme. Il y a de la souplesse dans les programmes », a assuré Mme Prévost.

D’autre part, le ministère du Développement durable et de l’Environnement offre aux municipalités deux programmes qui permettent de financer jusqu’à 70 % des coûts de décontamination des terrains. Les programmes visent des terrains industriels qu’une ville veut mettre en valeur dans le périmètre urbain. Le terrain du centre-ville cadre parfaitement dans les objectifs de ces programmes.