Le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), Martin Coiteux (au centre), a rencontré plusieurs élus régionaux lundi en compagnie du député de Dubuc, Serge Simard. Il avait débuté sa journée avec la mairesse de Saguenay, Josée Néron.

Des préoccupations économiques

Au lendemain de la visite lundi du ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), Martin Coiteux, Québec a publié les constats qui se dégagent de la consultation tenue avec les élus municipaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il en ressort une grande quantité de préoccupations visant à favoriser et faciliter le développement de grands projets économiques, notamment dans les secteurs miniers et de l’aluminium. Il semble que peu de sujets à caractère social ont été soulevés.

Cet exercice a été réalisé dans toutes les régions du Québec et fait partie de la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022, dévoilée en décembre.

Avec cette démarche, Québec assure que ce sont les régions qui vont elles-mêmes déterminer leurs priorités. « Une véritable révolution est en cours dans les milieux municipal et régional. Déjà, nous avons reconnu les municipalités en tant que gouvernements de proximité et aujourd’hui, nous allons encore plus loin dans la plus grande décentralisation des pouvoirs de l’histoire municipale du Québec. (...) Dans le nouveau Québec, les régions sont aux commandes », a clamé, par communiqué, le ministre Coiteux. Rappelons que le gouvernement libéral a aboli les Conférences régionales des élus (CRÉ), laissant la place à cette nouvelle initiative.

Aluminium, bois et forêt
Du côté de l’aluminium, les maires et préfets ont demandé de « mettre en place les conditions favorables aux projets de deuxième et troisième transformation de l’aluminium et à la croissance des équipementiers », tout en mettant en place des conditions favorables pour « assurer la pérennité et le développement des projets majeurs ».

Pour ce qui est du domaine minier, Québec devrait « positionner la région en tant que fournisseur de produits et de services » et travailler à faire en sorte « de valoriser ou transformer les produits miniers dans la région ». Dans cette optique, Québec devra aussi « maximiser le potentiel ferroviaire et optimiser les installations portuaires ». Ces demandes visent donc à faciliter la tâche aux promoteurs de grands projets et à en attirer d’autres. D’un autre côté, les représentants régionaux ont aussi indiqué qu’ils s’attendaient à « des initiatives de développement et de maintien d’environnements favorables à la qualité de vie des citoyens ».

Quant à la forêt, un problème de recrutement de main-d’œuvre a été mis en évidence. Il a aussi été question de « maintenir et augmenter la possibilité forestière », soit, en termes clairs, la quantité de bois que peuvent récolter les entreprises régionales.

Autochtones
Dans le communiqué publié mardi en fin de journée, plusieurs priorités ont trait à la communauté des Montagnais de Mashteuiatsh, et reviennent même à quelques reprises parmi les autres éléments du document. Il y est fait mention de « s’assurer que Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, l’entité administrative et politique des Pekuakamiulnuatsh, soit un intervenant prioritaire dans tous les projets d’exploitation et de mise en valeur des ressources naturelles au Saguenay-Lac-Saint-Jean et renforcer la culture de partenariat entre les Premières Nations et les acteurs socioéconomiques de la région », a indiqué la communication gouvernementale.

Agriculture et tourisme
En agriculture, il en est ressorti de « diversifier les productions et la transformation pour établir de nouveaux marchés et créneaux », en plus de « soutenir les efforts de commercialisation des produits de la région ».

Côté tourisme, les maires ont parlé de mieux organiser l’offre touristique régionale et de « réaliser la promotion concertée auprès de la clientèle extrarégionale ».

Société et culture
Dans le dernier item du communiqué du MAMOT, on recense une panoplie de préoccupations à caractère social, comme « soutenir la lutte à la pauvreté, l’inclusion sociale et la participation citoyenne ».

Finalement, la place de la culture a été assez réduite, alors qu’il a seulement été mentionné de « stimuler l’essor de l’industrie du cinéma court et de la créativité numérique » et de favoriser le « développement culturel », sans plus de précisions.

Issue du sommet
Selon Serge Simard, la nouvelle façon de faire des libéraux est issue d’une initiative régionale. « Le Sommet économique régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean fut un événement précurseur puisqu’il a inspiré la démarche des comités directeurs mis en place dans les régions du Québec. Je suis fier que cette nouvelle approche inédite émane de notre région », a déclaré, par communiqué, le député de Dubuc.