Sans être fréquent, le vandalisme est récurrent au cimetière Saint-François-Xavier.

Des pierres tombales renversées

Des monuments funéraires ont encore été renversés au cimetière Saint-François-Xavier. À la Corporation des cimetières catholiques de Chicoutimi, le directeur général, Alain Girard, admet que sans être fréquent, le problème est « récurrent » et difficile à enrayer complètement.

« Ça arrive, très rarement de façon majeure. Il y a deux ans, plusieurs monuments ont été vandalisés et c’était plutôt embarrassant », raconte M. Girard, qui fait la distinction entre les monuments qu’on brise et qu’on fait tomber volontairement par terre et ceux qui s’usent normalement au fil des années.

La Corporation des cimetières catholiques gère quatre cimetières, et effectue des travaux de maintenance six jours sur sept.

L’installation d’éclairage dans les quatre cimetières gérés par la corporation a aidé à faire diminuer le vandalisme. Chaque fois qu’un acte est commis, des plaintes sont formulées à la police, mais elles ne mènent pratiquement jamais à des arrestations.

Le porte-parole du Service de police de Saguenay (SPS), Bruno Cormier, confirme que le vandalisme dans les cimetières arrive de temps à autre et qu’on attrape rarement les coupables. « On soupçonne que c’est souvent fait par des groupes de jeunes, lors d’une soirée », donne-t-il comme explication.

Les plaintes à la police mènent rarement à des arrestations.

Usure

Si l’éclairage et la surveillance ont fait diminuer le nombre de bris dans les cimetières, il est cependant difficile de contrer le passage du temps. Chaque année, des monuments doivent être redressés, que ce soit en raison de l’usure ou du mouvement des terrains causé par les changements de saisons.

« Certains monuments ont plusieurs années. Quand on remarque qu’ils sont sur le point de tomber, on appelle la famille », indique Alain Girard.

En plus du vandalisme, le passage du temps est une cause des bris dans les cimetières.

La responsabilité de réparer ou de remplacer les épitaphes et autres objets funéraires, peu importe la raison, appartient à la famille, rappelle le directeur de la corporation. « C’est certain que nous essayons de les aider, mais s’il y a des frais, ça revient à la famille. »