Le départ de l’Ultramarathon a été donné par quelques membres de l’organisation à Saguenay, jeudi matin. Habituellement, l’événement rassemble des centaines de coureurs qui, à relais, parcourent plus de 300 kilomètres en 32 heures.
Le départ de l’Ultramarathon a été donné par quelques membres de l’organisation à Saguenay, jeudi matin. Habituellement, l’événement rassemble des centaines de coureurs qui, à relais, parcourent plus de 300 kilomètres en 32 heures.

Des pertes financières énormes à prévoir pour Leucan

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
La COVID-19 a mis le monde sur pause, mais le cancer, lui, ne s’arrête pas. Même si la maladie continue de faire des ravages, Leucan est obligé d’annuler ses activités de financement. L’Ultramarathon qui devait être lancé jeudi à Saguenay a dû être annulé. Une version virtuelle de l’événement a pu être mise sur pied, mais malgré la générosité des gens, les pertes financières encourues par l’absence de l’habituel rassemblement sont énormes.

Le départ de l’Ultramarathon avait une allure bien différente à Chicoutimi, jeudi matin. Quelques membres de l’organisation ont donné le départ de l’événement qui a dû prendre une forme virtuelle cette année. Habituellement, l’événement rassemble des centaines de coureurs qui, à relais, parcourent plus de 300 kilomètres en 32 heures.

L’activité qui vise à amasser des sommes pour Leucan a été annulée en mars. Aucune collecte de fonds n’a pu avoir lieu. Les 300 coureurs inscrits ont été invités à participer à une course chacun de leur côté, ce qui aura tout de même permis d’amasser environ 60 000 $.

« Plus ou moins 60 000 $ pour un événement annulé, c’est quand même bien. Mais l’an dernier, le 10e anniversaire de l’événement avait permis d’amasser entre 225 000 $ et 250 000 $. C’est dramatique pour nous », confirme Jacques Tremblay, directeur provincial, développement philanthropique et directeur général de Leucan Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Au niveau provincial, Leucan devrait enregistrer des pertes évaluées entre 40 % et 50 % cette année. La situation est similaire au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Jacques Tremblay, directeur provincial, développement philanthropique, estime que Leucan enregistrera des pertes de l’ordre de 50%, cette année, en raison de la COVID-19.

« Les pertes au niveau régional devraient être d’environ 50 % par rapport aux trois dernières années », confirme Jacques Tremblay.

Jeudi, des coureurs ont donc parcouru quelques kilomètres un peu partout sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, seuls ou en petits groupes. « Les gens couraient dans leur quartier en respectant le deux mètres. Il n’y a pas eu de rassemblement. Malgré tout, on a atteint l’objectif de recréer la mission de l’Ultramarathon. Le lancement s’est fait de façon très privée, mais on sentait quand même une certaine fébrilité. On a vu des passionnés de course qui prenaient le départ et des gens ont partagé des vidéos sur notre page Facebook. »

Jacques Tremblay est aussi impressionné par la générosité des gens.

« Entre le 1er avril et le 31 mai, 1,1 M$ a pu être amassé pour le Défi tête rasée. Les gens sont plus généreux que jamais. Malgré la pandémie, on sent la générosité des gens. De notre côté, on est en train de se réinventer. On travaille sur un beau projet au Saguenay-Lac-Saint-Jean. On est en mode créatif puisqu’il n’y aura pas d’événement physique jusqu’en novembre ou décembre. »

Les personnes intéressées à faire un don peuvent visiter le www.ultramarathonsaglac.com ou la page Facebook de l’Ultramarathon.

Le départ de l’Ultramarathon a été donné par quelques membres du comité organisateur à Saguenay, jeudi matin. Habituellement, l’événement rassemble des centaines de coureurs qui, à relais, parcourent plus de 300 kilomètres en 32 heures.