Des paroissiens dérangés et offusqués

Plusieurs paroissiens du Diocèse de Valleyfield ont été dérangés et offusqués par les propos du maire de Saguenay, Jean Tremblay.
Dans une entrevue accordée au Quotidien, l'évêque Noël Simard avoue qu'il ne s'attendait pas à entendre des commentaires aussi enflammés et incendiaires de la part de l'auteur du livre Croire ça change tout. Il a senti le malaise parmi les convives.
Dans le cadre des activités-bénéfices des Oeuvres de l'évêque du diocèse, un souper-bénéfice, rassemblant 325 personnes, s'est déroulé le 29 mai dernier au sous-sol de la Cathédrale de Salaberry-de-Valleyfield.
Le maire de Saguenay y avait été invité afin de parler de son tout nouveau livre et pour y témoigner de sa foi.
«Je peux vous dire que M. Tremblay a exprimé ses convictions qui sont très profondes durant son allocution. Parfois, il a eu des affirmations qui ont été dérangeantes», mentionne monseigneur Simard.
Des conseillers municipaux ont pris part au souper, de même que de nombreux Campivallensiens.
«Je dois avouer que certains paroissiens ont été dérangés et offusqués des propos du maire Tremblay. Ils m'ont dit que ce n'est pas avec ce genre de discours que vous allez gagner le coeur des gens», reprend l'évêque de Valleyfield.
«Son témoignage de foi est très fort. Lorsqu'il parle de son livre, c'est très intéressant et nuancé. Mais lorsqu'il s'emporte, il ne fait plus dans la nuance. Je sais que c'est un batailleur et il ne fait pas dans la langue de bois. Il peut tenir des propos incendiaires», souligne monseigneur.
L'évêque du Diocèse de Valleyfield croit que le maire Tremblay aurait pu utiliser d'autres propos ou une autre tribune pour régler ses comptes avec les représentants des médias.
Il comprend que les journalistes ne peuvent être des spécialistes dans tous les domaines, mais si les intervenants ont une différence de point de vue avec les médias, il y a des moyens pour le faire savoir.
«C'est très dommage ce qui s'est passé. Il y avait 325 convives à notre souper-bénéfice et nous avons ressenti le malaise. Si le maire Tremblay trouve que tout s'est bien déroulé, c'est qu'il n'a reçu les commentaires que des gens qui étaient en accord avec lui.»
«Les personnes qui ne partageaient pas son point de vue ne sont pas allées le voir. Certaines sont parties immédiatement et d'autres sont venues vers moi et m'ont exprimé qu'elles étaient dérangées et offusquées», a conclu monseigneur Noël Simard.