Des Otissiens admissibles à des indemnisations [VIDÉO]

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Les résidants de Saint-Félix-d’Otis touchés par les inondations du premier août dernier à la suite de l’effondrement d’un barrage de castors sont admissibles au Programme général d’indemnisation et d’aide financière du gouvernement du Québec.

Le ministère de la Sécurité publique et la ministre Geneviève Guilbault ont informé la municipalité de la décision qui la concerne ainsi que les huit propriétaires privés touchés par le déversement de centaines de milliers de litres d’eau. L’aide est conditionnelle à certains critères d’admissibilité.

En entrevue, la directrice de la municipalité, Hélène Gagnon, a expliqué que le sinistre a alors emporté une section du chemin du lac Brébeuf, entraînant le creusage du fossé sur plusieurs pieds en plus de causer un glissement de terrain.

L’écluse de castor d’une superficie de plus ou moins 1,5 hectare et d’une profondeur moyenne de 1,5 mètre a cédé à la suite des importantes précipitations du 25 au 31 juillet dernier. Un volume estimé de plus de 20 000 mètres cubes d’eau a parcouru 230 mètres pour rejoindre un ponceau de 750 mm traversant le chemin de la ZEC Brébeuf. Après s’être engouffrée dans le fossé et des drains agricoles, l’eau a ensuite traversé la route 800 mètres plus loin, entraînant un glissement terrain, déviant de plus ou moins 20 m de la décharge en amont d’un second ponceau.

Ensuite, l’eau a parcouru 250 mètres supplémentaires avant de se buter à un ponceau double de 600 mm dans le chemin du Moulin, en causant des dommages à une section de 45 m qui a été canalisée par le passé.

Outre les bris sur une section du chemin de la Zec Brébeuf de 30 m de long par plus ou moins 4 m de large et 1,2 m de profond, l’érosion de l’accotement sur 82 m, ainsi que huit zones d’érosion variant de 0.3 m à 1 m de profond sur une longueur de 350 m, l’eau a entraîné la sédimentation d’une zone de 630 mètres carrés dans un champ en culture, ainsi que la perte de 200 mètres carrés submergés par la partie du ruisseau qui a été dévié en raison du glissement de terrain.

De plus, dans le secteur du chemin du Moulin, on retrouve trois zones de sédimentation sur des propriétés privées, de 188, 67 et 114 mètres carrés. L’effondrement de deux sections canalisées de la décharge a été constaté: une première d’un mètre de large, 6 mètres de long et 0,5 m de profond, et l’autre de 16 mètres de long, 3 m de large et 1 m de profond. D’ailleurs, une partie de l’eau ruisselant sur la chaussée a endommagé une section de 30 mètres devant et sur le côté du 108 chemin du Moulin, avant de poursuivre vers un garage à l’arrière de la résidence.

Le castor est un rongeur travaillant et prolifique qui ne fait plus l’objet de trappage intensif en raison de la faible valeur de sa peau.

Hélène Gagnon a mentionné que depuis ce sinistre, des travaux de démantèlement de barrages ont été effectués. Mme Gagnon estime que Saint-Félix-d’Otis pourrait avoir subi des dommages d’une valeur variant entre 100 000 $ et 200 000 $.

Il s’agit d’un programme d’aide de dernier recours pour réparer certains dommages aux résidences principales, entreprises et infrastructures municipales essentielles.