Steeve Brown, président de la Légion royale canadienne d’Arvida – Filiale 209, le conseiller municipal Carl Dufour et Pauline Fortin, 2e vice-présidente de la Légion, ont mentionné qu’une vingtaine de vétérans ou proches ont déjà réservé leur oriflamme.

Des oriflammes pour se souvenir

En cette année qui marque le 100e anniversaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale (1914-1918), les citoyens de Saguenay auront l’occasion de se souvenir des vétérans qui ont servi pour défendre la démocratie avec la pose d’une quarantaine d’oriflammes dans le secteur du Carré Davis à Arvida.

Steeve Brown, président de la Légion royale canadienne d’Arvida – Filiale 209, accompagné de Pauline Fortin, 2e vice-présidente, et du conseiller municipal Carl Dufour, a fait l’annonce de ce projet pilote auquel contribuera Saguenay jusqu’à hauteur de 20 000 $.

En conférence de presse, M. Brown a mentionné qu’en ces temps modernes, il est difficile, particulièrement au Québec, de se rappeler des sacrifices, parfois ultimes, qu’ont dû faire les militaires, lors des interventions du Canada dans divers conflits comme la Première et la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée ou celle d’Afghanistan.

C’est pourquoi, depuis deux ans, les 300 membres de la Filiale 209 ont décidé d’aller de l’avant avec la création d’oriflammes arborant chacune la photo d’un vétéran et ses années de service militaire, et qui seront installées au Carré Davis, près du cénotaphe, du début octobre jusqu’à la mi-novembre de chaque année.

Selon M. Brown, tout vétéran vivant ou disparu, ou la personne qui le parraine, et qui a résidé à Saguenay peut voir son oriflamme installer au Carré Davis, moyennant un don initial de 60 $ à la Légion royale canadienne. « Une dizaine de lampadaires pourront arborer plus d’une oriflamme, ce qui permettra de rendre hommage à une quarantaine de vétérans. »

Il ne cache pas que cette idée de projet a été inspirée d’un reportage diffusé par CTV sur Saint-Georges, une ville du Nouveau-Brunswick qui avait décidé d’honorer ses vétérans. Depuis cinq ans, plusieurs villes font de même avec l’installation d’oriflammes.

Mme Fortin a témoigné en mentionnant qu’elle a accepté de travailler au projet à la condition d’apparaître sur la même oriflamme que M. Brown. « J’ai fait partie des Forces armées pendant 35 ans à partir de 1976. Ce n’était pas facile au début d’être une femme dans les Forces. Je suis fière d’y avoir œuvré. »

Carl Dufour, à titre de président du Comité organisateur pour la reconnaissance du caractère patrimonial d’Arvida (CORPA), a indiqué qu’il n’a pas hésité à embarquer dans le projet puisqu’un grand nombre de vétérans sont concentrés à Arvida.

Il a rappelé que la Base militaire de Bagotville a été aménagée à l’époque pour protéger les installations de production d’aluminium qui représentaient 25 % de la production mondiale.

Outre l’installation d’oriflammes, le Carré Davis pourrait être le théâtre d’un défilé militaire de commémoration du premier armistice, qui aurait lieu le 4 ou le 11 novembre, jour du Souvenir, a indiqué M. Brown. Des discussions sont en cours afin de régler les détails de ce défilé.