«Des moments magiques» au Festival de contes et légendes Atalukan

« On ne vise pas à être gros, on veut rester humain. » Ces mots, de la directrice du Festival de contes et légendes Atalukan, Sonia Robertson, résument à eux seuls ce qui a encore une fois animé l’événement, qui a pris fin à Mashteuiatsh, dimanche, en proposant une série de « moments magiques » à ses participants.

Le festival, dont les activités se déroulent principalement au Camping plage Robertson, a attiré quelque 1800 personnes, de mercredi à dimanche. L’événement, qui en est à sa huitième édition, n’a pas battu ses records d’achalandage, mais ce n’est pas ce qui préoccupe celle qui porte les chapeaux de directrice artistique, de coordonnatrice et de fondatrice de l’événement.

Sonia Robertson cherche avant tout à mettre de l’avant la qualité des échanges. « Nous avons eu une excellente édition, avec plusieurs moments magiques et plus de contacts avec les aînés », a-t-elle souligné d’emblée, lors d’un entretien téléphonique avec Le Quotidien, dimanche.

Ce contact avec les aînés, primordial pour la transmission de la tradition orale, a été favorisé, notamment, par la présence d’un campement sur le site, où les aînés étaient amenés à être en présence des participants tout au long de l’événement.

Depuis huit ans, la coordonnatrice tente de trouver l’équilibre afin de favoriser leur participation, elle qui se souvient bien que les avoir mis à l’avant-plan sur une scène, la première année, n’avait pas été un grand succès !

Afin justement de favoriser davantage les échanges, les activités du festival seront étendues sur une plus longue période, l’an prochain. Cette année, l’équipe a condensé le festival sur quatre jours. « On n’a pas eu beaucoup de temps pour parler entre nous, entre les activités », a exposé Mme Robertson. Après huit éditions, on essaie toujours de trouver la formule parfaite et on fait des essais chaque année ! »

Parmi les moments forts du festival, Sonia Robertson mentionne le spectacle Nui Pimutan – Je veux marcher, de la poète, militante et comédienne Natasha Kanapé Fontaine, également porte-parole du festival. Le spectacle, offert jeudi soir au Vieux-Couvent de Saint-Prime, a fait salle comble. « C’était un très beau spectacle, intime », a souligné Mme Robertson.

Le Bingo littéraire Kwahiatonhk !, une nouveauté cette année, a également été populaire, samedi. À chaque boule de bingo pigée, un auteur ou un texte était mis en valeur par une animation. La formule, où les gagnants pouvaient remporter des livres, devrait revenir l’an prochain.